henry james+in the cage+british first edition+duckworth

 

 

 

Je dois dire que lorsque j'ai découvert cette couverture du roman d'Henry James parmi les toujours étonnantes Couleurs de Yama Bato avec la mention "Duckworth, London, 1898", j'ai pouffé intérieurement comme une pimbêche en me disant qu'il s'agissait  d'une erreur et que cette reliure datait certainement des années cinquante. Mais non, mais non, il s'agit bien de l'édition originale anglaise, publiée un mois avant l'édition américaine à seulement 1500 exemplaires. L'histoire de cette jeune femme qui tente de reconstruire les intrigues du monde extérieur à partir des bribes d'informations qu'elle reçoit dans sa cage de télégraphiste est un joyau.

"A certains moments, tous les fils télégraphiques du pays semblaient partir de ce petit réduit où elle peinait pour gagner sa vie et où, au milieu du piétinement des clients, du frémissement des télégrammes, des coups de tampon et du tintement de la monnaie sur le comptoir, les êtres qu'elle avait pris l'habitude d'évoquer et de réunir, au sujet desquels elle échaffaudait mille théories et interprétations, ne cessaient de défiler devant elle." Ch. 5 [tr. Diane de Margerie, Stock]