Le Divan Fumoir Bohémien

mardi 17 septembre 2013

Changement de décor

 

 

Chères lectrices, chers lecteurs

 

 

C'est avec grand plaisir que je vous invite à rejoindre

le nouveau site du Divan Fumoir Bohémien :

 

 

http://florizelle.net/

 

 

Avec tous mes remerciements pour votre fidélité

 

 

Florizelle

 

 

 

 

 

divan plongée KC

 

via

 

 

 

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mercredi 4 septembre 2013

Le barbier de Todi

 

 

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Il est 13 heures  contrairement à ce qu'indique l'horloge de cette boutique de barbier à Todi,  en Ombrie. Les portes sont closes, comme celles de la plupart des commerces de la petite ville, mais elles laissent entrevoir un décor intriguant : des vieux livres amoncelés et au mur des photos de groupes qui semblent résumer tout un pan de l'histoire de l'Italie à travers l'histoire d'une vie, celle du coiffeur. Photos d'écoliers, de premiers communiants, de balilla peut-être, de footballeurs, photos de mariage, de baptêmes, d'anniversaires, de fêtes entre amis et une photo de femme isolée. Histoires de vies, devrait-on dire, car l'espace désert résonne avec intensité de toutes les conversations intimes échangées au fil du rasoir avec les habitués depuis des années. Comme il serait beau à ce moment précis de passer  la bande enregistrée diffusée dans la grande nef de la basilique d'Assise : une voix masculine  sévère et rapide répétant à intervalles réguliers "Silenzio".  "Silenzio", "Silenzio", "Silenzio".

 

 

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Pour Le Divan Fumoir Bohémien, après sept ans sur canalblog, il est grand temps d'entreprendre un changement de décor, d'autant que les publicités gangrènent les pages à mon insu. J'afficherai la nouvelle adresse dès les travaux de rénovation achevés.

Pour être informé par mail, vous pouvez inscrire votre adresse dans la case "Newsletter", en bas de la colonne de gauche.


Il me reste à  vous remercier, chères lectrices, chers lecteurs, pour votre attention, vos mails et vos commentaires, qui me sont si précieux.


A bientôt pour de nouvelles aventures !

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dimanche 14 juillet 2013

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summer sleep NY 1949 british vogue july

 

 

Faisons la sieste

 

 

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B e l   é t é 

à vous

 

 

 

 

 

 

 

 

Irving Penn, Summer Sleep, New York, 1949

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jeudi 20 juin 2013

Encyclopédie de la parole

 

 

thomas mann et sa famille à nidden 1930

 

 

 

"Nous sommes tous des experts de la parole", c'est le mot d'ordre du collectif qui anime le projet jubilatoire qu'est l'Encyclopédie de parole. Sur leur site, des centaines de courts extraits sonores ouvrent un chemin d'exploration vers une multitude de formes orales, en français et dans des langues étrangères : conversations de la vie quotidienne, numérations, sermons, discours politiques, disques d'hypnose, messages pré-enregistrés, conférences, lectures, dialogues de film, plaidoiries, scènes de marché, ventes aux enchères, babil, commentaires sportifs, incantations, récitations, sketches, leçons de danse, publicités, etc. (mon préféré est peut-être un extrait de Mort à credit lu par un russe non francophone)

Un chemin foisonnant balisé par des catégories  telles que "cadences", "choralités", "compressions", "emphases", "espacements", "mélodies", "répétitions", "résidus", "saturations"," timbres", qui relient des types de paroles a priori hétérogènes autour d'un même phénomène : parole savante et parole ordinaire peuvent ainsi partager une même cadence, une sorte de musicalité qui irait au-delà du contenu.

Citons entre autres :

Sympathies, "Phénomène de contamination d'une parole par une autre. La sympathie marque comment des manières de parler, des intonations, des accents ou des expressions se transmettent et se propagent d'un locuteur à un autre";

Plis, Déviation du cours de la parole par digressions, détours, parenthèses ou citations, lui permettant de jouer de multiples qualités et de différents registres. Le pli produit un louvoiement qui tord le fil du discours sans jamais le briser ;

Résidus , Élément de la parole considéré comme superflu ou secondaire : hésitations, balbutiements, râles, bruits de bouche, claquements de langue, respirations... Mais on peut aussi voir dans le résidu un élément qui résiste et marque la singularité d'une parole.


Vous verrez, vous n'entendrez plus parler de la même manière. Vous supporterez même les conversations de portable des autres dans les transports en commun. Car l'Encyclopédie de la parole est un projet généreux, universaliste, une ode poétique à l'humanité, à sa diversité et ses points communs.

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le cadre du Festival d'automne, une pièce de l'Encyclopédie de la Parole, Parlement, sera donnée du 2 au 12 octobre à la Maison de la poésie

 

Thomas Mann et sa famille sur la plage de Nidden (Nida) en 1930

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mercredi 12 juin 2013

Fleurs et carreaux

 

 

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Dans la vitrine de la boutique Dries van Noten, quai Malaquais à Paris.

Fleurs et carreaux en écho à la collection printemps-été 2013.

 

 

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vendredi 31 mai 2013

Anderseniana

 

 

 

 

 

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Dans Histoire vraie de ma vie, Hans Christian Andersen rapporte que son enfance rêveuse et solitaire de petit garçon pauvre a été illuminée par deux plaisirs : la confection d'habits pour les poupées du théâtre miniature que son père, "homme à l'esprit poétique", lui avait construit et les après-midis qu'il passait dans la minuscule cour de sa maison sous la tente de fortune qu'il installait en tendant l'un des tabliers d'un blanc immaculé de sa mère entre le mur et le sol, à l'aplomb d'un groseiller qu'il avait lui-même planté. Là, il s'enchantait des motifs que dessinait l'ombre des feuilles projetée par le vif soleil du Nord, là il imaginait palais des mille et une nuits, sombres forêts, fées, gobelins et sylphes, magiciens et dragons.


Cette capacité à faire surgir des mondes nouveaux de son imagination alimenta son oeuvre écrite comme l'on sait. Mais ce plaisir d'enfant à ciseler des motifs de fantaisie à partir du réel, il le garda aussi intact à travers son art du papier découpé. En visite chez des amis, il ne manquait pas de réunir les enfants de la maisonnée pour leur dire des contes de sa belle voix grave et animée tout en découpant un morceau de papier avec de longs ciseaux, s'arrêtant pour changer d'angle, replier, et surprendre encore et encore : au fil du récit naissaient de ses mains agiles bouquets, danseurs, lutins, scènes de théâtre, montgolfières, bois, monstres, moulins, palais, cygnes et papillons. Et qui plus est, ces images n'illustraient pas le conte en cours comme s'il voulait faire percevoir à l'auditoire médusé l'étendue sans fin du royaume de la féérie.

 

 

 

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Voir les collections de papiers découpés de Hans Christian Andersen  ici et .

Voir aussi les albums qu'il confectionnait pour les enfants ou les petits-enfants de ses amis, reprenant une tradition établie dans l'Europe du XIXe siècle consistant à coller des gravures, des extraits de journaux dans un livre blanc pour créer un livre d'images - scrapbook - à une période où il n'en existait pas pour les enfants ( un exemple sans découpages enchantés ici)

Album de Hans Christian Ørsted, Album de Christine Stampe (Bibliothèque royale du Danemark)

Album d'Astrid Stampe, Album de Charlotte Melchior (Musée HC Andersen d'Odense)



Trois pages  de l'album d'Astrid Stampe (Musée HCA d'Odense)

dimanche 26 mai 2013

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Pour la première fois en Europe, une exposition est consacrée à la sculptrice américaine Tara Donovan : huit de ses installations occupent une aile du Louisiana, magnifique complexe d'art moderne bordant le détroit de l'Øresund non loin d'Elseneur.

Des matériaux produits en masse, facilement accessibles (boutons, assiettes en papier, cure-dents, pailles en plastique), de couleur neutre, servent de point de départ à une énorme travail d'assemblage d'une minutie extraordinaire. Ainsi pour Haze,  l'artiste a-t-elle collé les unes aux autres des milliers de pailles transparentes contre un mur en faisant naître de doux reliefs : de loin, rien ne permet de discerner ce dont la sculpture est faite, elle donne la sensation d'une matière cireuse d'un blanc immaculé ; de près, le spectateur se trouve happé par un monde sans fond d'alvéoles minuscules dont il ne peut détacher ses yeux. Il en va de même pour ce parallélépipède empli de feuilles de polystyrène dont les courbes tour à tour laissent passer la lumière ou forment un monde replié sur lui-même selon qu'on les regarde de biais ou de face.

Car les oeuvres de Tara Donovan ont cette particularité d'être, selon ses mots, "activées par le corps du spectateur".  Elles changent au gré de ses mouvements, offrant des formes contrastées,  des lumières et des reflets en perpétuelle mutation. Elles jouent des échelles de perception et de l'incapacité du regard à saisir une totalité signifiante.  Elles semblent abolir les limites entre un intérieur et un extérieur comme si elles propulsaient le spectateur au sein d'une représentation agrandie au microscope de son propre organisme. Et c'est un bonheur d'observer le ballet des visiteurs qui passent et repassent inlassablement devant une même oeuvre : s'approchant, se reculant, faisant deux pas de côtés, tournoyant, marchant dans une multiplicité de rythmes. Ici, nul trompe-l'oeil car rien n'est représenté  mais la joie de sentir son regard sculpter une matière vivante.

 

 

 

 

 

 

Tara Donovan. Sans titre, 2008. Feuilles de polystyrène. Pace Gallery.

Exposition Tara Donovan, au Louisiana, Humlebæk, jusqu'au 28 juillet 2013.

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dimanche 19 mai 2013

Des fleurs et des feuilles du Danemark

 

 

 

 

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 Avec les jardins de l'Ordrupgaard, les reflets sur la Danse de la poussière d'Hammershøi, la maison de Finn Juhl, le parc et la maison du musée Karen Blixen et l'un de ses arrangements floraux, une veranda dans le Kartoffelraekkerne, le maison-musée  de la famille Rahbek à Copenhague.

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lundi 6 mai 2013

Stanza degli uccelli

 

 

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Cette petite porte verte que l'on aperçoit depuis la fenêtre de la gypsothèque de la Villa Médicis ouvre sur un lieu secret, dont la splendeur a été redécouverte grâce à une pensionnaire de l'Académie de France, Géraldine Albers, venue sonder le badigeon qui le recouvrait. Il s'agit de la chambre aux oiseaux que le cardinal Ferdinand de Medicis a commandée au peintre florentin Jacopo Zucchi vers les années 1576-1577.

Grand collectionneur d'antiques (c'est lui qui est à l'origine de l'inscrutation des bas-reliefs sur la façade intérieure de la villa), érudit, féru de sciences et de botanique (il cultivait des specimens rares dans un jardin secret, le "Jardin des citronniers"), il fait construire à l'écart de sa villa du Pincio, niché au fond du jardin, un petit pavillon privé destiné à la retraite, à l'étude, à la contemplation de la campagne romaine et aux rencontres intimes  : un studiolo de deux pièces recouvertes de fresques.  La plus petite, "chambre de l'aurore", est décorée de grotesques, de paysages et de personnages mythologiques ; le plafond de la seconde, la plus grande, est parcouru de treillages, où s'entrelêlent feuillages et fleurs, où sont posés oiseaux et petits animaux. La fraîcheur de l'intérieur d'une volière, un livre d'histoire naturelle à ciel ouvert.

 

 

 

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abeilles et citrons

 

 

 

 

 

 

Voir l'article de L'Objet d'art consacré à la restauration du pavillon de Ferdinand de Medicis

La restauration a été menée par feu Luigi de Cesaris, et les tentures en taffetas de soie rose bleuté, de type ermisino,  qui drapent les parois ont été commandées  à l'Antico Setificio Fiorentino.

Deuxième photo empruntée à  cet album flickr.

Greffons

 

 

 

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Ce que nous regardons comme une totalité dotée de sens et de beauté, les riches collectionneurs de marbres antiques du XVIe et du XVIIe siècles ne le considéraient que comme des fragments appelés à être complétés. Ils faisaient alors appel à des sculpteurs pour greffer des parties manquantes sur les corps mutilés de leurs "reliques cendreuses" afin d'exposer leurs statues reconstruites, un peu comme si l'on collait des bras modernes à la Venus de Milo. Ainsi Le Bernin et L'Algarde furent sollicités pour procéder à ces opérations, imprimant une gestuelle baroque aux divinités classiques et s'éloignant de l'iconographie antique : voir la statue d'Héraclès en tueur de l'Hydre de Lerne ou l'Hermès Ludovisi conservé au Palazzo Altemps.

Au XVIIIe siècle commença un vaste mouvement de dérestauration, visant à ôter les morceaux ajoutés à ces êtres devenus hybrides.

 

 

 

 

 

Sculptures exposées à la Centrale Montemartini.



Fin »