mardi 28 avril 2009

Signes de Venise


p >jardin






Lorenzo Mattotti n'a pas dessiné Venise sur le motif : ses œuvres sont avant tout des souvenirs de lieux, des reconstructions mentales élaborées selon un alphabet visuel recherché, sous l'influence revendiquée de Hockney et de Saul Steinberg. La ville, des millions de fois représentée, est devenue sous sa plume, son crayon, son pinceau, ses pastels une immense surface vierge où il a pu creuser autant de signes graphiques unificateurs. Plus de canaux, de ponts, de quais, de murs, de toits, de coupoles, de campaniles, mais des lignes horizontales, verticales et courbes, des pleins et des vides, des distorsions subtiles. Ce faisant, il suscite magnifiquement la sensation de Venise, celle du promeneur en mouvement, montant et descendant, accommodant  son regard à des espaces déjouant sans cesse son attente.


courbes








giudecca













escalier







Mattotti e Venezia. Scavando nell' acqua



Fondation Bevilacqua-La Masa
Galleria di San Marco
jusqu'au 17 mai 2009

angle











NB Le livre prétexte de l'exposition est édité par le consortium Venezia Nuova, maître d'œuvre des projets de sauvegarde de Venise, autour du très controversé MOSE (modulo sperimentale elletromecanico dont l'acronyme signifie aussi Moïse) , lequel prévoit la mise en place de digues mobiles aux limites de la lagune afin de protéger la ville des marées trop importantes. Sans remettre en cause l'autonomie de l'artiste, on est en droit de penser que son travail est aussi né d'une contrainte : représenter une Venise triomphant de l'engloutissement.   Ainsi est-il cité entre deux dessins : "L'acqua è solida, per questa voglio intitulare il libro Scavare nell'acqua, a volte è scura, una grande superficie non sempre riflettente, e anche Venezia è solida."

Posté par florizelle à 00:02 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
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Commentaires sur Signes de Venise

    queste immagini vivono di citazioni, di ciò che non rappresentano, ma che la mente evoca inevitabilmente e che florizelle ha ricordato.

    mattotti scava, produce vuoti, nell'infinita serie di rappresentazioni che Venezia ha accumulato nei secoli.

    Posté par artemisia, mardi 28 avril 2009 à 07:59 | | Répondre
  • SI

    j'aurais aimé comprendre l'italien.... je me contenterai de me plonger dans les tons chauds et graphiques d'une Venise imaginaire..

    Posté par Hal, mardi 28 avril 2009 à 09:01 | | Répondre
  • Venise cernée d'eaux solides? quel cauchemar… même si ces dessins sont fascinants…

    Posté par venezia, mardi 28 avril 2009 à 09:42 | | Répondre
  • Mes souvenirs de Venise ressurgissent dans les dessins en noir et blanc. Charme puissant de Venise entre décor et réalité, découvertes sans cesse de lieux vides comme des scènes de théatre mais si emplis d'histoires qu'on les perçoit comme des fantômes qui viendraient de quitter les lieux.

    Posté par radzimire, mardi 28 avril 2009 à 09:48 | | Répondre
  • Une Venise inattendue - c'est pas facile ça! On dirait qu'elle est en train de se transformer dans la Milan natale du bon vieux Lorenzo (et mienne).

    Posté par michelangelo, vendredi 1 mai 2009 à 15:25 | | Répondre
  • Venis'... issime

    Jours de Venise, comme on les aime!

    Posté par l'ambuleuse..., dimanche 10 mai 2009 à 18:56 | | Répondre
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