mercredi 2 décembre 2009
Poucette

Une petite fille d'un taudis de Liverpool, en 1956, par Thurston Hopkins.
Merci, Greg
lundi 30 novembre 2009
Conversation anglaise

A La Piscine de Roubaix, une exposition intitulée "Conversation anglaise" explore l'esthétique du groupe de Bloomsbury : portraits, natures mortes, paysages, meubles peints, tapis, céramiques, tissus des Omega Workshops, livres de la Hogarth Press, œuvres de peintres admirés, photos d'archives et photos de Charleston par Alen MacWeeney. On aurait toutefois apprécié une atmosphère plus intense et condensée.




Détail du portrait de Vanessa Bell par Duncan Grant, National Portrait Gallery ; coussin en tapisserie dessiné par Vanessa Bell, Charleston Trust : Walter Sickert, la fleuriste, 1909, Charleston Trust ; Couverture dessinée par Vanessa Bell pour la Hogarth Press.
mardi 24 novembre 2009
Gigi : une vie en archives







Découvrirez-vous le secret de Gigi dans les archives patiemment rassemblées
par Josh Gosfield ?
N'oubliez pas d'écouter Je suis perdue mis en scène par JLG
via Miss Paq
samedi 21 novembre 2009
Bright star



En attendant la sortie européenne en janvier de Bright Star de Jane Campion, nous pouvons nous régaler des succulents détails de la main d'Amy Merry comme ces cartes de la Saint Valentin, lettres froissées, jeux, dessins, paquets, carnets de bal, pancartes et autres affichettes.

via Pia Jane Bijkerk
Volgare

Une page d'un registre des morts classés par quartiers, noms de famille et dates de naissance écrite par un employé des Offices de Florence en 1601.
La présentation de la police Volgare créée en 1996 à partir de la cursive florentine par le designer typographe Stephen Farrell.
Transformer une écriture manuscrite ancienne en police pour l'ère digitale suppose de réinterpréter un geste privé ancré dans le corps d'un individu du passé. Sur le papier, la plume a enregistré sismographiquement les états changeants du scripteur : vigueur, fatigue, rêveries, concentration, lassitude. Là rapide et alerte, ici appuyée et traînante, autant de traces de la corporéité d'une main vivante. Que deviennent ces marques physiques quand une écriture est transformée pour un usage collectif, régulier, répétable, mécanique ?
Stephen Farrell explique qu'il a dû traiter la source comme un standard à partir duquel élaborer une variation: effacer certaines caractérisitiques pour en accentuer d'autres. Il a ainsi augmenté la vitesse de l'écriture et, dit-il joliment, le son de la plume grattant sur la surface rugueuse du papier.
L'écriture manuscrite digitale, souligne-t-il encore, permet un bien étrange exercice : se glisser anonymement dans la main d'un autre - un mort - comme si l'on enfilait un gant et ce faisant, détacher l'écriture de cet individu de l'acte qui en est à l'origine pour l'inscrire dans une autre temporalité.

Autres œuvres de Stephen Farrell
via Cartolleria
Calligraphies au henné



Lala Essaydi, Femmes du Maroc. 2005-2008
Calligraphies, art masculin, inscrites au henné, encre des femmes, sur leur corps, leurs vêtements, leurs lieux.
jeudi 19 novembre 2009
Congress of Wonders

Une affiche de Stanley Mouse (lettrage et dessin) et Alton Kelley (recherche photographique)
pour un concert à l'Avalon Ballroom, en décembre 1967
Art nouveau revival
au musée d'Orsay, jusqu'au 4 février 2010
mardi 17 novembre 2009
Caftans et talismans

Dans sa Nouvelle relation de l'intérieur du Sérail du Grand seigneur, publiée en 1675, Jean-Baptiste Tavernier nous fait pénétrer dans l'une des salles les plus secrètes du palais de Topkapi : ,
"La seconde salle du trésor est un grand dôme qui contient six coffres de douze pieds de longueur sur six de largeur et de hauteur. Ces coffres, appelés ambar, sont pleins de toutes sortes d'habits qui servent au Grand Seigneur, de vestes, de riches fourrures, de turbans magnifiques et de coussins en broderie de perles. Outre ces six coffres, il s'en voit huit autres longs de huit pieds et larges de quatre, où l'on tient les pièces d'écarlate, les fins draps de Hollande et d'Angleterre, les pièces de velours, les brocarts d'or et d'argent, les couvertures de lit en broderie et autres richesses de cette nature. "
La tradition à la cour ottomane voulait qu'à la mort ou du vivant du sultan, des princes et des princesses, leurs vêtements fussent emballés dans des housses richement brodées, dûment étiquetées à leur nom et déposées ensuite au Trésor, à titre de souvenir.
C'est ainsi que l'on peut aujourd'hui admirer dans l'éclat de leur premier jour caftans, pelisses et turbans du XVe siècle.
Mais plus encore que la variété des motifs - nuages chinois, artichauts, grenades, tulipes, œillets, rosettes à huit pétales, palmettes, cercles, croissants de lune -, la richesse des étoffes - velours italiens, soies de Bursa, lampas, seraser aux fils d'or ou d'argent, brocarts - , ou le raffinement des associations chromatiques, ce qui étonne ce sont ces chemises blanches couvertes d'enluminures et de calligraphies.

Tuniques talismaniques aux effets protecteurs - envoûtements, maladies ou blessures - ou bénéfiques - faveurs amoureuses, puissance sexuelle-, dont la confection obéissait à des règles très contraignantes.
Il faut s'imaginer les astrologues du palais, réunis en hâte sur ordre du médecin chef, occupés à scruter les étoiles pour déterminer l'heure favorable ; calligraphes et maîtres doreurs, réveillés en pleine nuit pour se mettre à l'œuvre devant des pièces de coton spécialement traité afin d'avoir la finesse et la régularité du papier ; les mêmes , exténués, penchés depuis des heures sur leur ouvrage pour tracer versets du Coran, formules religieuses et carrés magiques, selon des agencements savants dictés par la numérologie ; et plus tard, des doigts experts assemblant les différentes parties du vêtement afin d'assurer, au plus intime des épaisseurs de vêtements, toute l'efficacité du talisman.
Mais qu'ont-ils donc fait pour que dans l'un des coffres repose un caftan taché de sang ?
A la cour du Grand Turc, caftans du palais de Topkapi,
jusqu'au 18 janvier 2010 au Louvre
Caftan du milieu XVIe siècle, carmin foncé à motif de grenades spécialement élaboré par les tisserands italiens pour le marché ottoman ; chemise talismanique du XVIIe siècle portant la prière suivante : "Sultan Murad Han, fils de sultan, qui combat les pêcheurs et les révoltés, que Dieu lui accorde longue vie ! Qu'il fasse durer son bonheur, son autorité et son sultanat ! Amen !".
samedi 14 novembre 2009
House of Fairy Tales

The House of Fairy Tales,
non contente d'offrir l'étrange, le curieux, l'inattendu et le bizarre
dans ses féeries à la chandelle et performances au grand air
a mis en ligne
trois jeux
FA- Bu-leuX
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AMUSEZ-VOUS BIEN
Graphisme Caroline Robert
jeudi 12 novembre 2009
Cityscapes
"Je suis particulièrement fasciné par les rares moments de tranquillité de la ville, quand elle sombre dans le sommeil ou s'éveille pour affronter un nouveau jour. Elle est alors tout entière abstraction - formes indistinctes, lumière diffuse, ombres spectrales. Pendant cette éphémère période de repos, voilée de douceur, la beauté enveloppe les scènes de rue les plus banales".
Mark Yankus. The point of secret, 2008





