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"I’d rather have roses on my table than diamonds on my neck" : c'était le nom de la collection que la jeune Alithia Spuri-Zampetti a présentée pour son diplôme de fin d'année à la Central Saint Martins College of Arts and Design et qui lui a valu de remporter le prix de son école ainsi que le Maria Luisa Award en mai dernier.

Ses créations sont une très subtile déconstruction des kimonos furoside , comme elle l'explique dans une interview pour lo spremi agrumi. Elle a  d'abord dissocié leurs deux principes structurants  : une alternance entre le plein et le vide, avec une opposition entre une majeure partie monochrome et une concentration de fleurs à la distribution irrégulière sur une petite partie. Puis a procédé par collage. Pour la partie pleine, elle s'est servie de mousse pour élaborer de très grands découpages de motifs floraux stylisés, à la manière des pochoirs japonais, les katagami. Pour le vide monochrome, elle s'est inspirée de silhouettes des années cinquante : robes crayons, drapés, manches bouffantes, coupe dans le biais. En sont nées des robes spectaculaires, dont cette mémorable robe vase.


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Une découverte faite grâce au Monde 2 de ce weed-end consacrée à la mode italienne où l'on peut lire par ailleurs  un article très drôle de Sandro Veronesi, "La cuisine des illusions", sur la disparition du paysage gastronomique italien de la cuisine copieuse, toxique et bon marché des rosticcerie, autrement dit des "grosses demi-portions assaisonnées au crachat de serveur", au profit d'une cuisine rachitique et chère.