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un portrait de George Hurrell


En voyant Les Hauts de Hurlevent  de William Wyler, j'ai été intriguée par certains plans où le visage de Merle Oberon paraissait asiatique. Il ne faut pas longtemps pour découvrir qu'Estelle Merle O'Brien Thompson est née à Bombay en 1911 d'une mère anglo-sri-lankaise et d'un père irlandais. Dès le début de sa carrière, elle cacha ses origines, allant jusqu'à faire passer sa mère pour sa domestique. Avec l'aide de son premier mari, le metteur en scène Alexander Korda, mis dans la confidence, elle forgea la légende selon laquelle elle était née en Tasmanie. Une croyance encore bien ancrée en Australie où elle est honorée par certains comme une enfant du pays, une croyance renforcée par la visite qu'elle dut y faire, à la demande de son dernier mari, Robert Wonders, désireux de découvrir son lieu de naissance.

Un accident de voiture à la fin des années 30 couvrit son visage de cicatrices profondes que plusieurs dermabrasions chez les plus grands spécialistes ne parvinrent jamais à faire disparaître. L'un de ses maris, le directeur de la photographie Lucien Ballard, mit alors au point une technique d'éclairage restée célèbre sous le nom de" Obie" pour atténuer ses imperfections  : un masque de lumière derrière lequel elle pouvait se cacher.


 

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Dans le rôle d'Anne Boleyn dans La vie privée d'Henri VIII