samedi 7 novembre 2009
Quinze façons de décrire la pluie


Un joyau de Lars Henkel et Anja Struck
via sam's notebook
lundi 12 octobre 2009
Westerwald











Die Photographische Sammlung/SK Stiftung Kultur - August Sander Archiv, Cologne
August Sander. Hommes du XX e siècle, Paysans du Westerwald, séries de 1910 à 1930, où Edgar Reitz, pour Heimat, et Michael Haneke , pour le Ruban blanc ont puisé leur inspiration.
Exposition "August Sander. Voir, observer, penser" à la Fondation Cartier-Bresson, jusqu'au 20 décembre
samedi 26 septembre 2009
Noir et blanc vesperal

"J'ai vécu l'Istanbul de mon enfance comme un lieu en deux teintes, à moitié obscur, couleur de plomb, dans le style des photographies en noir et blanc ; c'est ainsi qu'il m'en souvient. [...]
"En hiver, dans la pénombre du soir précoce, les teintes noir et blanc des gens qui rentrent chez eux à pas précipités me procurent le sentiment que j'appartiens à cette ville et que je partage quelque chose avec eux. Et j'ai l'impression que l'obscurité de la nuit va recouvrir le dénuement de la ville, des rues et des objets et que, en inspirant et en expirant à l'intérieur des maisons, dans les chambres et sur les lits, nous allons tous nous retrouver confrontés aux rêves et aux illusions issus de l'ancienne richesse d'Istanbul désormais bien lointaine et de ses bâtisseurs et légendes perdues."
Orhan Pamuk. Istanbul, souvenirs d'une ville. Ch. V, "Noir et blanc". Gallimard 2007


Exposition Ara Güler : Lost Istanbul, 1950-1960 (un peu maigrichonne eu égard aux immenses archives conservées au-dessus du Café Ara) à la Maison européenne de la photographie jusqu'au 11 octobre
Riche portfolio publié par Milliyet ici
Là pour feuilleter le livre d'Ara Güler et Orhan Pamuk publié aux éditions du Pacifique
mercredi 6 mai 2009
Reporters Associati




Quelques clichés issus du fonds des Reporters Associati, agence photographique dédiée au cinéma, comportant des photos de tournages, ambiances de plateau, portraits posés et volés des stars du cinéma italien des années 50 et 60 , prises entre autres par Pierluigi Praturlon, Tazio Secchiaroli ou Franco Fedeli.

Voir Divas Italia, âge d'or, mythes et réalités du cinéma italien
au sous-sol du Bon Marché à Paris jusqu'au 13 juin.
mardi 28 avril 2009
Signes de Venise
p >
Lorenzo Mattotti n'a pas dessiné Venise sur le motif : ses œuvres sont avant tout des souvenirs de lieux, des reconstructions mentales élaborées selon un alphabet visuel recherché, sous l'influence revendiquée de Hockney et de Saul Steinberg. La ville, des millions de fois représentée, est devenue sous sa plume, son crayon, son pinceau, ses pastels une immense surface vierge où il a pu creuser autant de signes graphiques unificateurs. Plus de canaux, de ponts, de quais, de murs, de toits, de coupoles, de campaniles, mais des lignes horizontales, verticales et courbes, des pleins et des vides, des distorsions subtiles. Ce faisant, il suscite magnifiquement la sensation de Venise, celle du promeneur en mouvement, montant et descendant, accommodant son regard à des espaces déjouant sans cesse son attente.



Mattotti e Venezia. Scavando nell' acqua
Fondation Bevilacqua-La Masa
Galleria di San Marco
jusqu'au 17 mai 2009
NB Le livre prétexte de l'exposition est édité par le consortium Venezia Nuova, maître d'œuvre des projets de sauvegarde de Venise, autour du très controversé MOSE (modulo sperimentale elletromecanico dont l'acronyme signifie aussi Moïse) , lequel prévoit la mise en place de digues mobiles aux limites de la lagune afin de protéger la ville des marées trop importantes. Sans remettre en cause l'autonomie de l'artiste, on est en droit de penser que son travail est aussi né d'une contrainte : représenter une Venise triomphant de l'engloutissement. Ainsi est-il cité entre deux dessins : "L'acqua è solida, per questa voglio intitulare il libro Scavare nell'acqua, a volte è scura, una grande superficie non sempre riflettente, e anche Venezia è solida."
dimanche 7 décembre 2008
Diamants et lipizzans : métamorphoses

Où l'on découvre ce qu'un diamant bleu et un lipizzan blanc ont pu être dans une vie antérieure
{.........................................}
PARIS (AFP) 18 novembre 2008 — Le mythique diamant bleu de la Couronne dérobé pendant la Révolution française et le diamant Hope exposé à la Smithsonian Institution de Washington ne seraient qu'une seule même pierre, sauvagement retaillée, selon des chercheurs du Muséum d'histoire naturelle, qui doutent qu'elle revienne un jour à la France.
La rocambolesque histoire du "diamant bleu", rapporté des Indes par un aventurier français, vendu à Louis XIV et magnifiquement taillé en "rose de Paris", connaît un nouveau rebondissement avec la récente découverte d'un modèle en plomb au Muséum d'histoire naturelle à Paris.
Les joailliers avaient alors l'habitude de fabriquer une réplique en plomb, verre ou céramique de leurs gemmes, pour en garder une trace ou à des fins d'enseignement, explique François Farges, chercheur au département Histoire de la terre du Mnhn, qui a retrouvé ce modèle le 8 décembre 2007 dans l'inventaire de la collection de minéralogie. Le plomb correspond parfaitement au célèbre diamant bleu de 69 carats, chef-d'œuvre de joaillerie baroque d'un bleu foncé exceptionnel, avec sa double symétrie impaire (triangulaire d'ordre 7). Les sept facettes forment un soleil à sept rayons, probablement un symbole du Roi soleil en personne, monarque de droit divin, selon l'étude publiée dans la Revue de gemmologie.

Le diamant bleu de la Couronne, serti sous Louis XV dans le grand insigne de l'ordre de la Toison d'or, sera porté une dernière fois par Louis XVI aux états généraux en 1789. Il est volé au cours de son exposition au public avec d'autres biens royaux, en 1792. "Quelques guillotines, un empereur et vingt ans après, un diamant bleu de 45,5 carats réapparaît outre-Manche", racontent les chercheurs. Cette apparition intervient curieusement 20 ans et deux jours après la mise à sac du garde meuble royal, soit "deux jours après la prescription légale du vol", notent-ils. Le premier propriétaire véritablement reconnu de ce "nouveau" diamant bleu est Henry Philip Hope, banquier londonien. Pour de nombreux historiens, le "diamant Hope", qui passe de main en main avant d'être donné à la Smithsonian Institution de Washington n'est autre que le diamant bleu retaillé.
Restait à apporter des preuves. La comparaison numérique du diamant bleu reconstitué et du diamant Hope a permis d'établir que ce dernier "rentre parfaitement dans l'autre au centième de millimètre près", explique M. Farges. Le poids recalculé du modèle en plomb correspond également au fameux diamant bleu.
Parallèlement à l'étude numérique, François Farges et son équipe internationale ont mené une véritable "enquête policière" à la poursuite du diamant bleu. Ils ont ainsi découvert que le catalogue du Muséum mentionne le "modèle d'un diamant remarquable par sa limpidité, appartenant à Mr Hoppe de Londres". De Hoppe à Hope, il n'y a qu'un pas. Pour le chercheur français, ce "faisceau de convergences" renforce la thèse du vol et de la vente du diamant retaillé au banquier anglais. Une autre thèse voudrait que "Danton ait organisé le vol des joyaux de la couronne pour payer les troupes austro-prussiennes lors de la bataille de Valmy, afin qu'ils ne livrent pas bataille", résume M. Farges.
La France pourrait-elle récupérer le diamant bleu ? "Non", tranche M. Farges : retaillé, le diamant qui se trouve à la Smithsonian "est une pierre complètement différente". "Si on me demandait de dire devant un tribunal que je suis sûr à 100% qu'il s'agit du même diamant, je ne le pourrais pas, car la nature et la composition chimique du diamant bleu d'origine n'ont jamais été documentées", ajoute-t-il. Et puis, aux yeux de ce passionné, le plomb a "plus de valeur culturelle et historique que le diamant Hope, si mal taillé que c'est vraiment une pièce de charbon".

{.........................................}
"Sous votre pureté d'enfant de chœur et vos accents de sérieux professionnel, seriez-vous avec votre complice (pardon, avec votre client) en train de faire allusion à l'étrange particularité des chevaux lipizzans, qui naissent noir comme jais et ne blanchissent qu'avec l'âge, particularité ayant conduit à baptiser de leur nom un type original de compte bancaire conçu par mon défunt père bien-aimé, l'éminent et décoré Edward Amadeus Brue, qu'à bien des égards je continue de vénérer comme le pilier même de la probité bancaire, durant ses dernières jeunes années à Vienne, quand l'argent sale d'un empire du Mal en pleine chute s'échappait par camions entiers à travers un rideau de fer en plein effilochage ? "
John le Carré. Un homme très recherché, Seuil, 2008,
tr. par Mimi et Isabelle Perrin de A Most Wanted Man

Johann Georg von Hamilton. Lipizzaner Museum, Vienne
jeudi 2 octobre 2008
D'autres chemins

Que se passe-t-il lorsque l'on s'éloigne de quelques mètres de l'alignement rassurant des arbres d'un chemin forestier ? Le chaos de la nature vous saisit, rien n'est plus vertical ou horizontal, tout fait masse autour de vous. Perdu ou simplement égaré, vous êtes prêt à voir la réalité autrement, peuplée d'êtres mystérieux, d'yeux dans les arbres et de lapins aux oreilles en forme de mains humaines.
Suivez les chemins tracés par la gouge virtuose de Marc Burnier-Mestas et vous comprendrez.


Look at me, 2007
Peau de lapin, 2007
A la croisée des chemins, 2004
trois linogravures à voir de près et en grand
parmi des dizaines et des dizaines d'autres oeuvres de
'L'arrachement du désir que la gouge excise"
au musée d'art Roger-Quilliot de Clermont Ferrand,
jusqu'au 8 mars 2009
mercredi 1 octobre 2008
perdre/égarer

Perdre
Être privé de quelque chose dont on était en possession.
Egarer
Ne pas savoir où trouver
Une photo trouvée chez Yosigo
grâce aux Particules de Maïze
vendredi 22 juin 2007
Transparences

Le collier de perles (2002)
Sirène ( 2001)
Banquet de noces (2003)
Baiser (2000)
Pour voir dans le noir, rendez-vous au studio de Benedetta Bonichi piazza di Pietra à Rome
jeudi 8 février 2007
Miss Blackbirdy
Quelques créations de la toute jeune hollandaise Merel Boers, alias Miss Blackbirdy. Ou quand le trait d'encre se fait vêtement.






Découverte grâce à Bloom #15

