Le Divan Fumoir Bohémien

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jeudi 3 septembre 2009

Westhill School

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Il faut quitter la rue principale de C., village du  comté de Washington dans le Vermont, passer un petit pont,  dépasser un groupe d'hommes tatoués au regard hagard, s'engager sur la route poudroyante de la colline bordée de maisons de bois délabrées. Le sommet atteint, juste après la boîte aux lettres en forme de vache de Rose et Walt, éleveurs de dindes, la route redescend en pente douce vers un bois : un tout petit bâtiment blanc jouxte un invraisemblable amoncellement de ferrailles et de vieux meubles dont s'échappe une voix tonitruante accompagnant des chansons country, c'est la Westhill School, école du quatrième des quinze districts de la commune utilisée de 1853 à 1917. 

On aperçoit par la fenêtre ce qu'elle a pu être. Les instituteurs et les institutrices - payées deux fois moins que leurs collègues masculins - étaient logés chez l'habitant et ne restaient jamais guère qu'une année. Les élèves apportaient le bois pour chauffer l'unique salle de classe. Les garçons - Ezra, Asaph, Eliphalet, Nathaniel, Benjamin, Samuel, Caleb, etc - venaient l'hiver ; les filles - Zeba, Esther, Sarah, Martha, Ruth, Leora, Hannah, etc - l'été.


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Autre projet d'érudits locaux soutenu par la Vermont Historical Society, le Vermont's Painted Theater Curtains,

qui encourage la restauration des curieux  rideaux peints des salles de fête  de village

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jeudi 25 juin 2009

Jeux champêtres





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Jeu du coquelicot,
planche extraite des

Jeux champêtres  des enfans et de l'île des monstres,

par la comtesse de Genlis (chez A. Marc, vers 1825)



:-:-:-:-:-:-:-:-:




A retrouver dans le charmant livre de Christine Armengaud
chez Plume de Carotte




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aux côtés d'autres jeux, réitérant des gestes de bien des enfants du passé




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mardi 23 juin 2009

Motifs de mémoire




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rideau





Kelly English,  designer américaine, dans une tentative d'élaborer son égo-histoire graphique, a recréé de mémoire les motifs textiles qui ont compté dans son enfance -  courtepointes, rideaux, papiers peints - pour en faire des œuvres à part entière : Patterns from memory.







via

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lundi 1 juin 2009

Chuchotements






















via How to make a baby elephant float, via English Muse

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dimanche 1 février 2009

Abeille en collier




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Ou comment la légèreté allusive des illustrations d'André Pécoud 

ajoute au régal du sadisme appuyé de la comtesse de Ségur

- - o O o - -




« Je vais lui couper la tête, se dit-elle, pour la punir de toutes les piqûres qu'elle a faites. »

En effet, Sophie posa l'abeille par terre en la tenant toujours à travers le mouchoir, et d'un coup de couteau elle lui coupa la tête; puis, comme elle trouva que c'était très amusant, elle continua de la couper en morceaux.

Elle était si occupée de l'abeille, qu'elle n'entendit pas entrer sa maman, qui, la voyant à genoux et presque immobile, s'approcha tout doucement pour voir ce qu'elle faisait ; elle la vit coupant la dernière patte de la pauvre abeille. Indignée de la cruauté de Sophie, Mme de Réan lui tira fortement l'oreille.

Sophie poussa un cri, se releva d'un bond et resta tremblante devant sa maman.

« Vous êtes une méchante fille, mademoiselle, vous faites souffrir cette bête malgré ce que je vous ai dit quand vous avez salé et coupé mes pauvres petits poissons.

SOPHIE.  J'ai oublié, maman, je vous assure.

MADAME DE RÉAN. · Je vous en ferai souvenir, mademoiselle, d'abord en vous ôtant votre couteau, que je ne vous  rendrai que dans un an, et puis en vous obligeant de porter à votre cou ces morceaux de l'abeille enfilés dans un ruban, jusqu'à ce qu'ils tombent en poussière.»

Sophie eut beau prier, supplier sa maman de ne pas lui faire porter l'abeille en collier, la maman appela la bonne, se fit apporter un ruban noir, enfila les morceaux de l'abeille et les attacha au cou de Sophie. Paul n'osait rien dire; il était consterné quand Sophie resta seule, sanglotant et honteuse de son collier, Paul chercha à la consoler par tous les  moyens possibles; il l'embrassait, lui demandait pardon de lui avoir dit des sottises, et voulait lui faire croire que les  couleurs jaune, orange, bleue et noire de l'abeille faisaient un très joli effet et ressemblaient à un collier de jais et de pierreries. Sophie le remercia de sa bonté, elle fut un peu consolée par l'amitié de son cousin mais elle resta très chagrine de son collier. Pendant une semaine, les morceaux de l'abeille restèrent entiers; mais enfin, un beau jour, Paul, en jouant avec elle, les écrasa si bien qu'il ne resta plus que le ruban. Il courut en prévenir sa tante, qui lui permit d'ôter le cordon noir. Ce fut ainsi que Sophie en fut débarrassée, et depuis elle ne fit jamais souffrir aucun animal."


"L'abeille", Les malheurs de Sophie, (1859)




Photo prise  sur les quais juste après l'hôtel de ville, en remontant la  Seine, chez un bouquiniste (belle tête barbue, écharpe mitée rivalisant avec les frusques  de  Miroslav Tichy ) dont la boîte recèle en ce moment de superbes manuels scolaires des années 30

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mardi 7 octobre 2008

Signes de reconnaissance


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Glissés dans les langes des enfants abandonnés au tour de l'hospice ou épinglés à leurs habits, des billets tracés d'une écriture souvent maladroite à l'orthographe approximative :  les parents livraient leur désespoir de ne pouvoir garder leur rejeton, souvent déjà prénommé et baptisé. Et pour lutter contre l'idée d'un engloutissement irrémédiable, ils y attachaient rubans, médailles, gravures, cartes à jouer,  bouts de tissus, morceaux d'almanach,  cartes de visite, dont ils gardaient la moitié ou le semblable sur eux  comme autant de signes de reconnaissance un jour à présenter.


Le musée d'histoire de la médecine de Rouen en conserve des centaines de ces "remarques", soigneusement apposées sur les registres d'admission du XVIIIe et XIXe siècles. Leur description suffit à donner une idée de l'inventivité déployée par les parents pour confectionner avec les matériaux dont ils disposaient quelque chose d'unique : un lien au sens le plus matériel du terme mais aussi un signe de lien, un symbole.

- "as de trèfle découpé en forme d'ovale percé d'un trou pour être porté comme une médaille"
- "carte à jouer coupée en diagonale sur laquelle est collée un ruban de soie bleu scellée par un cachet de cire rose"
- "pièce de coton brodée d'un bouquet de fleurs rouges et du prénom Honorine, au point de croix"
- "fleur de papier rose cousue avec un rouage de pendule"
- " bande de dentelle noire et un morceau d'indienne à fond bleu imprimée en blanc"
- "morceau de bois attaché par un lacet à une image pieuse découpée en deux"
- "morceau de papier blanc imprimé au pochoir avec des motifs de couleur rouge, avec en son centre un losange évidé laissant apercevoir un morceau de tissu rouge"
- ou plus simplement un  "ruban de lin blanc avec inscription à la plume : LD le 3 mai 1812, pareille modelle sera présentée"
- ou encore des petits morceaux de lange qu'il faut s'imaginer de couleur foncée à l'instar de l'habillement de Janvier, exposé à la porte de l'hospice général de Rouen le 1er janvier 1820 revêtu des effets suivants : "un bandeau, un bonnet d'indienne, fond lilas à fleurs blanches garni de linon doublé de toile blanche, une pointe de fichu d'indienne, fond à grandes fleurs rouges doublé de pareil, une chemise à brassière, une brassière d'indienne à petites rayes blanches et brunes" .


Dans les années 1780, 90 %  des enfants abandonnés mourraient avant d'avoir atteint un an ; dans les années 1850, près de 60 %. En 1861, seuls 6 % étaient repris.


arsene


remarques

 





Voir Les enfants du secret : enfants trouvés du XVIIe siècle à nos jours aux éditions Magellan,
catalogue de l'exposition ayant eu lieu du janvier à juin 2008 au musée Flaubert d'histoire de la médecine de Rouen.
Photos prises à partir du livre.



Voir aussi  From Mother to Child : Love Tokens Left for Foundlings
compte rendu d'une  l'exposition  du Foundling  Museum de Londres,
avec  la précision  que ces menus objets n'étaient jamais donnés aux orphelins,
contrairement à ce qui se passe dans  Oliver Twist

jeudi 10 janvier 2008

Petit page


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Juste à côté de la ravissante brocante du Page, depuis un an, un Petit Page offre ses trésors d'enfances passées et en devenir dans une belle boutique en enfilade comme Bruxelles en a le secret.


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armoire 



Petit Page, 72 rue du Page, Ixelles, Bruxelles

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mercredi 12 décembre 2007

Kodomo


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constructions

Illustrations de Okamato Kiichi (1929)  Hatsuyam Shigeru (1932), Takei Takeo (1929)
issues de la revue Kodomo no kuni, publiée de 1922 à 1949.

Quand Envol de Papillons a consacré un billet à la revue enfantine japonaise Kodomo no kuni ce fut pour moi la découverte d'un monde jusque-là totalement ignoré. Certes, on peut se figurer le Japon des années 20 déjà très urbain et moderne,  imprégné par de déjà longues années de relations économiques avec l'Occident,  mais je n'imaginais pas un instant qu'une telle place était déjà accordée aux enfants japonais. J'ai ainsi appris que dès années 10 leur était destinée une myriade de publications inspirées des périodiques anglo-saxons :  des magazines très distincts pour les filles et pour les garçons ( Le Monde des filles, Le Club des garçons [Shonen Kurabu], ...).  Les magazines féminins, en plein essor,  comptaient de nombreuses pages ou suppléments spécifiquement consacrés à des histoires ou des images pour enfants. Comme on peut le constater dans le passionnant site de l'institut international de la litterature de jeunesse d'Osaka,  100 livres japonais pour les enfants (1868-1945), l'offre éditoriale était très diversifiée, même si une tendance lourde prédestinait les filles aux histoires sentimentales très tristes et les garçons aux romans patriotiques, voire militaristes.  Ajoutons que les plus grands journaux comme l'Asahi Shinbun consacrèrent très tôt des espaces aux emonogatari  (où les mots sont ajoutés aux images dans un cartel à part) et  aux mangas  (dans lesquels les mots sont intégrés dans une bulle).

Les formes étaient très variées : de l'illustration la plus traditionnelle aux livres d'artiste les plus audacieux. Et le repertoire narratif était déjà très large. En effet, dès l'ère Meiji, aux contes traditionnels de l'ère Edo s'étaient ajoutés les contes occidentaux. En 1874 fut ainsi traduite une anthologie américaine de contes de fées.  A à la fin du siècle,  les romans de Jules Verne furent édités en même temps que les contes d'Andersen ("Adâsen"). Dans le même temps, s'était développée une littérature proprement destinée aux enfants dont le premier exemple remonte à 1891 avec un roman écrit autour du personnage de chien,  Koganemaru. Des collections enfantines furent créées dans les années 20 ainsi que des petites pièces de théâtre à jouer à la maison. Kawabata lui-même écrivit des histoires pour les enfants à la fin des années 30 (qu'il se montra par la suite réticent à voir republiées).


Dans ce fourmillement, Kodomo no kuni  semble toutefois tenir une place à part. Il n'était destiné ni aux filles ni aux garçons en particulier et son accent sur l'art le mettait à l'avant-garde de l'illustration, avec un curieux mélange d'influences occidentales  venues aussi bien du Bauhaus que d' Elsa Beskow ou Boutet de Montvel.  Contempler les doubles pages de ses différents numéros procure un rare plaisir visuel, pour lequel je remercierai encore le joli papillon avant qu'il ne s'envole vers d'autres contrées.



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Songe d'une nuit d'hiver de Koga Arue (1931)


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mercredi 24 octobre 2007

Ne joue pas avec les allumettes !

struwwelpeter


Pierre l'ébouriffé (Struwwelpeter), un des plus grands classiques de la littérature enfantine allemande, a traumatisé des générations de petits germanophones avec ses histoires d'enfants désobéissants promis à d'abominables châtiments, voire à la mort. Le docteur Heinrich Hoffmann, qui l'avait initialement écrit et dessiné pour son petit garçon de trois ans en guise de cadeau de Noël, le publia en 1845 grâce à un ami éditeur et l'ouvrage connut bientôt un succès immense. Les spécialistes ne sont pas tout à fait d'accord sur le degré de sérieux avec lequel l'auteur prenait ses histoires : pure manifestation de l'éducation à la prussienne ou jeu absurde avec les normes.

Toujours est-il qu'enfant - était-ce la traduction de Cavanna ? - , je me délectais de son humour noir, avec juste ce qu'il fallait de circonspection. Il faut dire que ses vignettes sont de véritables chefs d'œuvre, alliées à un texte d'une grande efficacité. Figurez-vous les recommandations quotidiennes faites aux enfants poussées à leur extrême.

Première vignette : "Gaspard, mange ta soupe", le replet petit garçon refuse jusqu'à devenir maigre comme un clou.
Dernière vignette : tombe de Gaspard.

Mais la palme revient à l'histoire de la petite fille qui joue avec les allumettes (les garçons préféreront peut-être le tailleur coupeur de pouce sucé).  L'image des petits chats pleurant sur le tas de cendres fumant est restée à jamais imprimée dans mes rétines.  Je vous laisse juger.


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Notre grand-mère nous offrit un Anti-Struwwelpeter, d'inspiration libertaire (ce qui ne lui correspondait pas vraiment), pour conjurer ses propres peurs d'enfance . Je n'en ai pas grand souvenir à part une image d'enfants nus dansant autour d'un policier, l'original étant bien plus réjouissant que la parodie.

La plus belle prolongation qu'il m'ait été donné de voir est le junk opera Shockheadedpeter, écrit par les Tiger Lillies et scénographié par Improbable, duo  magique de metteurs en scène anglais.  Sur  un théâtre de carton géant, les comédiens s'emparaient à corps perdu des historiettes, dans la grande tradition de la pantomime anglaise, au son d'une musique grinçante à souhait.  Extraordinaire : comme si le papier devenait vivant. Admirez plutôt la petite Pauline en train de s'enflammer.

Shockmatches


Shockheadedmatches2

"Et bientôt son corps tout entier
Est brûlé comme du papier.
Et de Pauline, ô sort funeste !
Deux souliers, voilà ce qui reste.
Et près des cendres de l' enfant
Les chats s' asseyent en pleurant,
Avec un crêpe par derrière !
Miau ! les pauvres père et mère !
Et des ruisseaux de pleurs coulaient
De leurs gros yeux qu'ils essuyaient. "

Pour M.


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mercredi 10 octobre 2007

(for real)

olga

Olga stinks, Olga is a stinker  very much




dearjane

Dear Jane, yesterday I found out Jack loved you, then you treated him mean and he felt for another girl. (for real)
He goes around with her and says shes a dream.

La fondation Henri Cartier-Bresson, sise dans une belle villa d'une impasse du 14 e arrondissement de Paris, expose en ce moment une sélection de photographies de la merveilleuse Helen Levitt. Toujours en vie, cette New-Yorkaise de 94 ans a passé sa vie à arpenter les rues de sa ville, dans la mouvance d'un Walker Evans ou d'un James Agee, en se focalisant sur les enfants et leurs jeux, du noir et blanc à la couleur.

Lors de mon voyage à New York, j'avais adoré sa photo d'un dessin à la craie " button to secret passage" et c'est encore ses "chalk drawings" que j'ai préférés ici. Une très belle série prise entre 1938 et 1948, dans un quartier bien précis,  Spanish Harlem, où coexistaient Noirs et Blancs. Ce qui impressionne le plus, c'est la capacité des enfants à s'exprimer dans l'espace public : outre les dessins, ils couvraient les murs de phrases, qui n'avaient rien de laconiques obscenités ou d'insultes. C'étaient de véritables messages, parfois fort longs,  destinés à être lus par le voisinage et qui supposent toute une struture sociale révolue, une streetcorner society où vieux et jeunes étaient mélangés, vivaient dehors, sous le regard les uns des autres, dans un environnement pas encore ravagé par la violence. D'une écriture scolaire appliquée, avec des coquetteries typographiques, elles sont toujours très drôles.

Je ne résiste pas au plaisir de vous en livrer quelques-unes.

- "PAUL IS A SORE LOSER. PAUL THINKS HE'S AN ATHLETE"
- Flash : Teresa Rondino loves Eddie Hubber. But he hates her. She is heart brocken.
- I AM A KILLER
- MAY AND JUNIOR WET OUT TO THE STOR AN SPENT 10$ A TREW STORY
- Starving companion
- A DECETIVE LIVES HERE


Cette façon de prendre au sérieux la pensée et l'imagination des enfants, sans en faire pour autant de petits rois visionnaires, a quelque chose de profondément réjouissant. Helen Levitt a une façon toute simple de parler de son choix : "c'était un bon quartier où prendre des photos, en ces temps d'avant la télévision". Et il est indéniable qu'aujourd'hui les "temps de cerveau"  des enfants sont utilisés ailleurs que dans la rue, le spectre du pédophile, agité par les médias, parachevant leur enfermement.




Exposition Helen Levitt.
Fondation Henri Cartier-Bresson
impasse Lebouis, Paris XIVe

Jusqu'au 23 décembre

 

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