Thés glacés, infusions et cocktails

Que mille et une joies et plaisirs viennent parfumer votre été
M e r c i à t o u s
et
B O N N E S V A C A N C E S
via verhext
Hommage à Miss Charity Tiddler
Pour prolonger le plaisir que j'ai eu à lire Miss Charity de Marie-Aude Murail à mes filles (nous nous remettons difficilement de l'avoir terminé), quelques images en forme d'hommage à ce roman acide et virevoltant librement inspiré de la vie de Beatrix Potter, avec une pointe de comtesse de Ségur, des clins d'œil à Jane Austen et l'intervention d'Oscar Wilde et George Bernard Shaw. Et pour parfaire le tout, les aquarelles de Philippe Dumas en contrepoint.

Sur Beatrix Potter, voir
les diverses rubriques qui lui sont dédiées sur le site du Victoria and Albert Museum ;
l'article de Peacay, "Beatrix Potter Rarities", sur BibliOdyssey ;
et les pages qu'Elzbieta lui a consacrées dans ses Histoires d'enfances aux éditions du Rouergue.
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Vous trouverez la source des images en cliquant dessus.
Et in Arcadia ego



Végétaux surdimensionnés, troncs aux formes fantastiques, précision obsessionnelle des détails, humains nanisés : quelques gravures de Carl Wilhelm Kolbe,


Sources British Museum et Kunstantiquariat Winterberg
En feuilletant Citizen K
Surprise balls #2

L'affiche de Christophe Blain pour Tournée de Mathieu Amalric
En octobre, le Cabaret New Burlesque revient au Lieu unique à Nantes, là où tout a commencé, puis vient en décembre à Paris, au théâtre de la Cité internationale.
Surprise balls # 1



Les surprise balls ou bami ballen, du nom d'un nid de nouilles indonésiennes contenant une délicieuse boulette de viande, cachent dans les entrelacs de dizaines de mètres de rubans de papier crépon de différentes couleurs des petites surprises : confiseries, charms, confettis, messages de bonne fortune, tatouages, coquillages et toutes sortes de pacotilles en plastique. Très en vogue dans les années cinquante, elles font aujourd'hui leur réapparition activant l'ancien slogan "The Toy You Destroy to Enjoy", le principal plaisir résidant bien évidemment dans la destruction progressive de la boule.
Sur le site de l'un des premiers fabricants de ces articles, TOPS Malibu, il est raconté que ces boules auraient été inspirées d'une coutume indienne : une sphère de vie racontant l'histoire de l'individu, de la naissance au présent, à travers des objets enroulés dans des bandes de tissu. Comme le souligne Gina Namkung, elles proviennent plus probablement du jeu anglo-saxon de fêtes d'anniversaire Pass the Parcel : les enfants se passent un paquet fait de multiples couches de papier cachant des surprises dans leur feuilletage ; quand la musique s'arrête, l'enfant qui l'a entre les mains enlève une première couche et ainsi de suite jusqu'à ce que le dernier arrive au cœur de l'emballage.
Photos : Mieke Willems; Sandra Juto ; hula seventy
via fine little day
James Plumb

A l'intérieur de la maison du duo anglais James Plumb qui reproduit dans son nom même ( Hannah Plumb + James Russell) le ressort de ses créations fondées sur l'assemblage. Ainsi des pochoirs indiens à sérigraphie deviennent-ils panneau lumineux, un carton à chapeau, suspension, un patin à roulettes, base d'une lampe .
Les photos sont issues de diverses coupures de presse présentées sur le site,en particulier le numéro de juillet de Wolrd of Interiors
Up and Down New York


Utilisant la "méthode Burns" (du nom du célèbre documentariste américain qui joue de nombreux gros plans sur des photographies anciennes pour dramatiser la narration), Angela Voulangas, designer passionnée par l'histoire de New York, se livre à un étonnant voyage autour d'une image de la onzième avenue prise aux alentours de 1911. Vous pouvez en faire de même en utilisant cette version de très grande taille présentée par Shorpy ici.
Que perçoit-ton de ce morceau de ville où le flux des hommes et des marchandises est si intensément palpable ? La finesse de la photo est telle que l'on peut voir les dessins à la craie sur le trottoir, un détail qu'aucun photographe de l'époque n'aurait pensé, je crois, à saisir isolément.
En dehors de cette possibilité d'épuiser le lieu à travers une photo ancienne, il y a autre chose qui retient l'attention : cette façon d'embrasser la ville en prenant juste un peu de hauteur par rapport à la vision du piéton à travers une contre-plongée destinée à créer un streetscape comme un échantillon représentatif et signifiant. Une vision compréhensive centrée sur les activités humaines comme s'il s'y jouait une célébration enthousiaste du melting pot en train de se faire. [Il me semble que les photos de Paris de la même époque ne sont pas construites selon les mêmes perspectives et qu'elles s'appuient davantage sur la typologie que sur le mouvement ].
Un angle de vue qui rappelle les scènes de la vie new-yorkaise de Tony Sarg dans son magnifique Up & Down New York (Greenberg, 1926 -réédité par Rizzoli/Universe en 2007), de quinze ans postérieur. Marionnettiste, il voyait dans ces vues à vol d'oiseau une façon de saisir la ville comme une infinité de petites comédies où chaque geste a sa signification.
The Rabbit Box
The Rabbit Box, présentée par The Snail and The Cyclops, formait avec The Magic Box, A Box of Sun, The Peace Box, un ensemble, The Rainbow Box, assemblé sous forme de cube et conçu par le graphiste Norman LaLiberté et le poète Joseph Pintauro comme une célébration des multiples facettes de la vie à travers les quatre saisons. Publié par Harper & Row en 1970, cet étrange objet-livre a fait date dans l'histoire de l'édition et fasciné de nombreux petits lecteurs.
Et sa chair dans la mienne aurait sa sépulture

Les amours tragiques de Pyrame et Thisbé de Théophile de Viau, acte V,
Pyrame croyant Thisbé dévorée par une bête féroce
" Au moins si je trouvais d'un chef d'œuvre si beau
Quelque sainte relique à mettre en un tombeau
Je ferais dans mon sein une large ouverture
Et sa chair dans la mienne aurait sa sépulture."
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Photos de Nathaniel Baruch
Louise Moaty et Benjamin Lazar dans la mise en scène de la Compagnie de l'incrédule donnée à l'Athénée. Déclamation et gestuelle baroques, éclairage à la bougie.
Voir le bel entretien de Florent Siaud avec Benjamin Lazar ici.
"Sur la notion d'élégance, il y a, au XVIIe siècle, une notion très importante : la sprezzatura, la nonchalance, le fait de ne pas montrer l’effort, de ne pas montrer le brouillon et donc de faire comme si c’était facile. Ce sont des choses qu’on trouve dans les traités de musique : chez Couperin par exemple, le claveciniste doit se tenir de façon un peu décalée pour pouvoir regarder son auditoire, comme un acteur s’adresse à ses spectateurs ; il ne s’isole pas, ne montre pas l’effort que lui demande son interprétation ; il est davantage dans une posture de communication. Au théâtre, c'est la même chose, tout cet art de la déclamation et de la gestuelle ne doit pas apparaître comme quelque chose de difficile pour l'acteur, même si cela peut être très puissant."
Nuancier

Une photo de l'atelier bourguignon de Claire Basler,
prise par Gaëlle Barré lors des "portes ouvertes".
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