vendredi 26 janvier 2007
Dans le boudoir de Tinker Bell
A quoi rêvent les petites filles ? Peut-être d'avoir un boudoir aussi beau que celui de la Fée Clochette.
"It was rough and simple, and not unlike what baby bears would have made of an underground house in the same circumstances. But there was one recess in the wall, no larger than a bird-cage, which was the private apartment of Tinker Bell. It could be shut off from the rest of the house by a tiny curtain, which Tink, who was most fastidious , always kept drawn when dressing or undressing. No woman, however large, could have had a more exquisite boudoir and bed-chamber combined. The couch, as she always called it, was a genuine Queen Mab, with club legs; and she varied the bedspreads according to what fruit- blossom was in season. Her mirror was a Puss-in-Boots, of which there are now only three, unchipped, known to fairy dealers; the washstand was Pie-crust and reversible, the chest of drawers an authentic Charming the Sixth, and the carpet and rugs the best (the early) period of Margery and Robin. There was a chandelier from Tiddlywinks for the look of the thing, but of course she lit the residence herself. Tink was very contemptuous of the rest of the house, as indeed was perhaps inevitable, and her chamber, though beautiful, looked rather conceited, having the appearance of a nose permanently turned up. "
JM. Barrie. The Adventures of Peter Pan. Chapter 7. The Home under the Ground.
" C'était simple et sommaire et non sans ressembler à ce que des bébés ours auraient fait d'une maison souterraine dans de pareilles circonstances. Mais il y avait un recoin dans le mur, pas plus grand qu'une cage à oiseau, qui était l'appartement privé de Tinker Bell. Il pouvait être séparé du reste de la maison par un minuscule rideau que Tink, dans sa grande prudence, gardait toujours tiré quand elle s'habillait ou se déshabillait. Aucune femme, si grande fût-elle , n'aurait pu avoir un boudoir-chambre à coucher plus exquis. Le divan, comme elle l'appelait toujours, était un authentique Queen Mab, avec des pieds galbés. Son miroir était de style Chat botté , dont seuls trois exemplaires intacts sont connus des antiquaires pour fées ; son meuble de toilette, aux bords chantournés, était réversible, sa commode du plus pur style Prince Charmant VI, la descente de lit et les tapis de la première époque (la meilleure) Margery et Robin. Il y avait aussi un lustre Jeu de puce, juste là pour son allure, mais bien sûr, c'était elle-même qui éclairait sa demeure. Tink méprisait hautement le reste de la maisonnée, ce qui était en fait inévitable, et sa chambre, bien que belle, paraissait quelque peu apprêtée, comme si elle avait toujours l'air pincée ".
Eh bien, je peux leur dire où se procurer les plus délicieux meubles de fée du monde. Qu'elles aillent en Amérique, sur les bords de l'océan Pacifique, frapper à la porte de la Sunflower House de Mrs Debbie Schramer, Fairy dealer. Elles auront peut-être la chance de dégotter le dernier exemplaire existant du miroir Chat-botté.
vendredi 19 janvier 2007
Elzbieta
Elzbieta est sans doute l'un des plus grands auteurs-illustrateurs pour l'enfance. Son oeuvre captivante a séduit depuis longtemps des générations d'enfants et d'adultes. Mais la lecture de L'enfance de l'art, réédité l'année dernière par les éditions du Rouergue, ajoute encore à l'inestimable plaisir de s'immerger dans son étrange univers, grâce à une passionnante investigation sur sa propre enfance (merveilleuses pages sur sa fée-marraine alsacienne) et à un questionnement toujours renouvelé des relations entre images et enfance. J'aurais envie de recopier des pages entières mais je me contenterai de cette petite observation :
"Quelquefois l'image que je préfère d'un album est sa page de garde. J'aime que chacun de mes albums fasse visuellement un tout, que chacune de ses composantes participe à la création d'un climat. Que l'ensemble d'un livre fasse, jusque dans ses moindres recoins globalement image. Certains même, encore qu'il n'y ait que moi qui le sache, sont conçus pour être aussi contemplés ouverts en éventail comme ces lampions et guirlandes en papier de soie que l'on déplie les jours de fête. Déployés et posés sur la tranche, pages de garde bien en vue, on peut alors surprendre d'un coup d'oeil l'impression colorée que je souhaite leur donner."
Peut-être en approchera-t-on avec ces quelques images.
Histoire d'enfances. Editions du Rouergue, 2003.
Gargouilles, sorcières et compagnie. Editions du Rouergue, 2002
Le petit navigateur illustré. Pastel, école des loisirs, 2004.
L'enfance de l'art. Editions du Rouergue, 2005
"L´album illustré est le conservatoire de l´imagerie narrative, de ses procédés et de ses styles. Là est un gisement fabuleux, accessible à tous où sont sauvegardés, sans exclusion ni rejets, bien vivants et à l´abri de l´oubli, nos manières d´organiser nos pensées, nos systèmes visuels, nos techniques picturales, autrement dit de vastes pans de notre culture. L´imagerie des livres d´enfants est un art populaire au plein sens du terme, c´est-à-dire une de ses pratiques qui fonctionnent pour tous sans qu´il soit besoin d´expliquer".
vendredi 12 janvier 2007
Atelier Daguerre
Deux créations de l'Atelier Daguerre, une petite entreprise animée par Abigail Hamilton et Richard L. Thompson, à Bainbridge Island, dans l'état de Washington, aux Etats-unis.

"Il prit sa petite boîte et l'ouvrit. Immédiatement en sortit une foule de petites hommes, pas plus grands que des abeilles qui emplirent la chambre. Ils se mirent au travail avec une telle rapidité qu'en moins d'un quart d'heure, ils avaient construit et meublé une magnifique maison au milieu d'un adorable jardin, entouré d'un bois épais d'un côté, et d'une magnifique prairie, de l'autre. "

"Chère Princesse, je vous prie d'attendre un peu. Je vous apporterai moi-même un cheval digne de vous. Quelques instants plus tard, le Prince charmant apparut, guidant un sublime cheval, blanc comme la neige. Sa selle, de velours bleu, était brodée de perles et les brides étaient faites d'or et de perles. Quand le princesse voulut monter, le cheval s'agenouilla et se releva tranquillement quand elle eut fini de prendre place sur la selle".
vendredi 22 décembre 2006
Armoire magique
Voici rue de Grenelle, à Paris, la vitrine de Noël du magasin Bonton, élaborée par la créatrice de poupées en tissus Apolline à Paris. A l'intérieur de cette ancienne imprimerie, elle a concocté pour chaque jour de l'Avent vingt-quatre petites boîtes, comme autant de petits mondes imaginaires où sont convoqués personnages de contes et créatures de l'hiver. A voir sur son site, dans les boutons de fleurs de la galerie et les nouveautés du kiosque Wallace.
vendredi 8 décembre 2006
La trousse de couture
"Petit conte philosophique pour vingt objets à confectionner soi-même", la Trousse de couture, brodée de main de fée par Léa Stansal, est un livre au charme puissant, une invitation à remonter le fil du récit en récréant soi-même les objets qui le ponctuent, à travers sous-bois et maisonnettes.
vendredi 1 décembre 2006
Fioles à merveilles
Quelle délicieuse idée que celle d' Elaine Seamans d'avoir emprisonné fées, anges, princes dans de minuscules flacons du temps jadis. Qu'advient-il lorsqu'on les ouvre ?










vendredi 24 novembre 2006
Sapin anglais

Les sapins décorés étaient loin d'être inconnus à la cour
d'Angleterre (cette tradition allemande avait été introduite par la
reine Charlotte, femme de George III ), mais c'est
l'enthousiasme tout germanique du prince Albert pour cette
pratique qui l'a popularisée en dehors de la famille royale. La gravure
le représentant avec les siens devant un sapin illuminé publiée dans l'édition de Noël 1848 de l'Illustrated London News fut reproduite partout dans le pays et en lança la mode.

Lettre dessinée de George Scharf, fondateur de la National Portrait Gallery
Hotte anglaise
Avant tout, les Lettres au père noël de Tolkien, rééditées chez Bourgois, dont les illustrations et les calligraphies seront un objet d'émerveillement renouvelé, bien au-delà de l'enfance.

Des fées confectionnées dans les ateliers londoniens de The Magpie and The Wardrobe.
Un hochet de chez Craftsbury Kids

Une maison de poupées dessinée par Robin Brookes et un château fort de chez WinGreen


Des scènes miniatures de Penny Thomson






Une dînette ou un mug en faïence Emma Bridgewater


Une boîte à petites choses de Matthew Rice
(mari de la potière mentionnée ci-dessus)
Un Cluedo (de clue, indice), jeu créé en 1949 par la défunte firme Waddington's de Leeds, dont on peut
suivre l'évolution sur Art of Murder

Un kaleidoscope de bonbons, une guirlande faite de saris indiens de chez Cox and Cox


Des quilles soldats de chez Maddie Brown

Un abécédaire édouardien du très bel éditeur américain de papeterie
Cavallini & Co

Des gourmandises de chez Rococo Chocolates



Un christmas pudding de chez Fortnum and Mason

vendredi 17 novembre 2006
Hotte danoise
Au Danemark, il suffira au Père Noël d'aller dévaliser Maileg.








vendredi 10 novembre 2006
Hotte allemande
Tous les vendredis de novembre, je contribuerai à remplir les entrepôts du Père Noël de nouveaux jouets et objets.
Aujourd'hui, quelques petites choses d'Allemagne, auxquelles viendront peut-être s'ajouter d'autres plus tard.
Des livres illustrés par Fritz Baumgarten



Des lutins Nanchen dans la tradition du mouvement Waldorf,
entièrement faits à la main par un couple germano-japonais. 
Des cartes de Silke Leffler

Des objets en feutrine de l'atelier verflizt und zugenäht.


Figurines de la Erzgerbirge Wendt und Kuhn
photos issues du livre de contes en photos d'Else Seifert Alle Dinge haben Sprache. 1930
Une scherenschnitte de Karin Dickel-Jonasch











































