vendredi 13 juin 2008
Matyo





Neprajzi Muzeum, Budapest
Ces aquarelles ont été peintes à la fin du XIXe siècle par Jozsef Huzska : de village en village, il parcourait les différentes contrées du royaume de Hongrie pour photographier, dessiner et prélever des échantillons du costume traditionnel paysan dont il cherchait à établir la typologie et l'histoire. Dans des ouvrages très populaires, il diffusa la théorie selon laquelle les broderies et appliqués paysans remontaient à des milliers d'années, venant de Perse et d'Inde. Une sorte de génie hongrois immémorial propre à alimenter la fabrique de l'identité nationale, art nouveau compris.
Dans les années 30, ses thèses furent battues en brèche par István Györffy, dans son imposante monographie consacrée aux manteaux brodés de la grande plaine, les szurs. Il y démontrait que les motifs du costume traditionnel paysan, loin d'avoir de lointaines origines, étaient directement inspirés par ceux qui ornaient les vêtements de l'aristocratie et de la bourgeoisie quelque temps auparavant : soumise à d'intenses mutations économiques, la paysannerie s'était inventé une tradition.
Un budget considérable était consacré à la broderie : des jeunes filles pauvres, vivant dans des cabanes qu'une journée suffisait à ériger, pouvaient posséder jusqu'à quarante robes brodées et plusieurs centaines de pièces de linge. Les besoins étaient tels que les mains des brodeuses ne suffisaient pas à les combler : nombres de pièces provenaient du marché des produits manufacturés en plein essor. Les jours de fête, tous croulaient sous le poids des fleurs brodées.
Sur l'histoire du costume traditionnel hongrois, voir :
- reproduction du maître livre de Malonyai Dezsö,
A magyar nép mûveszete. (L'Art du peuple hongrois)
Costume se dit "viselet"
- - magnifiques planches dans une monographie consacrée à l'empire austro-hongrois
éditée en plusieurs volumes de 1886 à 1901
- Ivan Balassa, Hungarian Ethnology and Folklore.

Mariés de Mezokovesd, vers 1900
Les manches du costume de marié étaient, à sa mort, découpées pour lui servir de linceul

Une planche du livre d'échantillons de Istvan Fulep, tailleur à Miskolc, dans les années 1820
réutilisé par le fourreur, Daniel Nyitrai jusque dans les années 1870.
mardi 6 mai 2008
Odeur de lune

à expérimenter à la maison trudon ou chez Astier de Villatte
lundi 31 mars 2008
Fard et poudre

Pommade au citron, pommade de Rome, pommade de limaçon, pommade d'ours, pommade aux concombres ; poudre parfumée à l'œillet, poudre à la violette, poudre de mille fleurs, poudre à la fleur d'oranger, au jasmin, poudre à la maréchale ; poudre à poudrer les cheveux "gris-rose très agréable", "bleu ardoisé", "belle couleur lilas" ; eau blanche des sultanes, eau de perle ; pots de blanc glacé ; pots de rouge (pour les blondes, pour les brunes, pour le jour, pour la nuit, le bal, la cour, la ville, le théâtre et pour le voyage) ; houppes de cygne ; mouches...
Entre fard et poudre, entre rouge et blanc, à quoi ressemblait le visage des femmes et des hommes de l'Ancien régime ?
Photo de Bernard Tartinville
lundi 17 mars 2008
Lumières de soie


Ikats ouzbeks ( début du XXe siècle ) de la collection Rau
mercredi 12 mars 2008
Kraag

Une robe de Junya Watanabe photographiée par Hiroshi Sugimoto dans le cadre de l'exposition Stylized Sculpture: Contemporary Japanese Fashion from the Kyoto Costume Institute à l'Asian Art Museum de San Francisco.
Une autre interprétation de la fraise par Junya Watanabe, dans sa collection Techno Couture automne-hiver 2000-2001.
voir aussi le compte rendu de l'exposition Skin + Bones dans PingMag
lundi 11 février 2008
Petite silhouette active et vibrante

Dans les années vingt, la société Bourjois, déjà plus que cinquantenaire, créa le personnage de Babette. Les délicieux petits textes de Germaine Beaumont mettaient en scène cette jeune femme moderne, dans sa vie de dilettante éprise de vitesse, des régates de Cowes aux courses de Longchamp.
A voir au musée Galliera, dans le cadre de l'exposition "La mode des années folles 1919-1929"
mardi 22 janvier 2008
Mère et fille



Oeuvres de Louise Frances Evans
via le précieux Feltbug
jeudi 3 janvier 2008
Trouver son chemin

1851, carte imprimée sur cuir par George Shove (The National Archives of the United Kingdom)
Une ingénieuse carte imprimée sur des gants pour permettre aux dames de se frayer un chemin de Crystal Palace vers les principaux monuments londoniens en cette année d'exposition universelle. Exposée dans le cadre de Maps : Finding Our Place in the World au Field Museum de Chicago.
via Bioephemera
lundi 10 décembre 2007
Manchons
Des portraits de manchons du grand graveur Wenceslas Hollar.
Et une dame viennoise de son Theatrum Mulierum.
lundi 19 novembre 2007
Choses ravissantes que l'on ne peut pas porter *




Des robes et des chaussures de papier de la créatrice danoise Violise Lunn.
Si fragiles qu'elles tomberaient en poussière si on les portait.

* A la manière de Sei Shonagon
Merci à M.B.,
la fée du Presbytère










