jeudi 13 décembre 2007
Modules

Une petite bibliothèque mobile de Seletti reprenant le principe d'assemblage du fameux Chest of Drawers de Tejo Remy. Je crois y discerner une reproduction des papiers découpés de ma chère Anna Maria Garthwaite.
jeudi 29 novembre 2007
Dessous


photos G. Blot
Bergère en cabriolet estampillée Georges Jacob et
chaise à entretoise est. JB. Boulard portant la marque au fer de Versailles
jeudi 25 octobre 2007
Rouge baiser
Hier à la parfumerie, j'ai découvert une nouvelle méthode pour sonder le coeur des femmes : la "lipstickométrie". Parmi tous les bâtons de rouge de démonstration, trouvez le plus usé et lisez son nom. Le verdict est sans appel. "Sexy" de Chanel bat à plates coutures le "Romantic" (sic) d'une teinte guère différente, quand "Ingénue" est à peine entamé. Bien sûr, il faudrait mettre au point divers protocoles pour donner un fondement scientifique à ce nouvel instrument de sondage : on pourrait ainsi imaginer coller l'étiquette "Sexy" sur différentes autres nuances pour en mesurer l'impact. Donner des noms aux produits de beauté serait d'ailleurs presque une activité de poète, si le marketing ne s'en mêlait pas. Pensons au rouge "Sang de dragon" de Shiseido ou au parfum "Tubéreuse criminelle" des Salons du Palais-Royal.
publicits pour Guerlain de 1948. via Belles de pub
jeudi 28 juin 2007
L'image dans le miroir

Erwin Blumenfeld. Le miroir brisé. 1940
" C’est drôle de voir son visage sans précaution, quand on ne se regarde pas encore, quand on n’est pas prêt [...] dans le reflet d'un vitrine, contre une fenêtre", écrivait récemment Greg, de La Main Gauche. En lisant cette remarque si juste, je me suis souvenue d'un reportage du Monde, "les écueils de la liberté", sur le centre de détention de Toul, où sont emprisonnées des personnes condamnées à de très longues peines. L'un des détenus expliquait l'étrange expérience qu'il avait vécue lorsqu'à l'occasion d'une permission, il avait été totalement incapable de se reconnaître dans le reflet que lui renvoyait le grand miroir d'un centre commercial. Cela faisait trente ans qu'il n'avait jamais vu son corps en entier (en prison, il n'y a que de petits miroirs). Et dans sa tête, ajoutait-il, il avait toujours le corps de ses vingt-deux ans.
On pense aussi, bien sûr, aux greffes totales du visage et à cet inconcevable moment du premier regard dans le miroir après l'opération, aux antipodes de la vision fugitive précédemment évoquée. Le Professeur Laurent Lantieri, auteur de la dernière transplantation en date (22 janvier sur un patient souffrant de la maladie de Recklinghausen), dans un entretien récent à Libération, préfère insister non sur la nouvelle image du vivant mais sur le souvenir de l'image du mort.
"Vivre avec la tête d'un autre, prendre l'identité d'une autre
personne, tous ces débats m'ont semblé loin de la réalité à
laquelle nous étions confrontés. La question philosophique et
pratique qui reste en suspens est celle du don. C'est le don qui
est la question centrale. Et c'est à nous de porter cette question.
Ce n'est pas au patient de remercier le receveur. Donner sa face,
ce n'est pas comme donner son coeur, ou son rein. Cela engage
d'autres personnes, cela a un retentissement sur les familles. Le
visage laisse une trace, il laisse des souvenirs chez les proches.
Comment faire accepter ce don par la famille du donneur ? La loi
sur le consentement avait été réfléchie sur des dons d'organes
internes, et non externes. J'estime que ce n'est pas la même chose.
Est-ce qu'un donneur peut dire
«oui je donne mes organes, mais pas ma face» ? Il m'apparaît
indispensable de recueillir le consentement explicite de la
famille, car on prélève quelque chose qui va toucher à l'image du
patient. Or la famille reste propriétaire de l'image du mort."
Je doute qu'il existe des images publiques du visage des donneurs et que la face garde les mêmes traits une fois transplantée sur une autre ossature et une autre musculature. Mais quelle troublante idée que les reflets identiques de deux individus différents.
Autoportraits de William Orpen.
L'un de 1910 (Metropolitan Museum of Art), l'autre de 1912 (Cleveland Museum of Art)
mercredi 23 mai 2007
Ponceau

"Ponceau" fait partie de ces mots que l'on croit connaître et qu'on ne prend jamais la peine de chercher dans le dictionnaire. J'aurais juré qu'il designait une couleur entre le taupe et le vieux rose. Il n'en est rien. Je vous laisse lire ce texte et deviner à quelle nuance il correspond.
"La moitié du boudoir où se trouvait Henri décrivait une ligne circulaire mollement gracieuse, qui s'opposait à l'autre partie parfaitement carrée, au milieu de laquelle brillait une cheminée en marbre blanc et or. Il était entré par une porte latérale que cachait une riche portière en tapisserie, et qui faisait face à une fenêtre. Le fer-à-cheval était orné d'un véritable divan turc, c'est-à-dire un matelas posé par terre, mais un matelas large comme un lit, un divan de cinquante pieds de tour, en cachemire blanc, relevé par des bouffettes en soie noire et ponceau, disposées en losanges. Le dossier de cet immense lit s'élevait de plusieurs pouces au-dessus des nombreux coussins qui l'enrichissaient encore par le goût de leurs agréments. Ce boudoir était tendu d'une étoffe rouge, sur laquelle était posée une mousseline des Indes cannelée comme l'est une colonne corinthienne, par des tuyaux alternativement creux et ronds, arrêtés en haut et en bas dans une bande d'étoffe couleur ponceau sur laquelle étaient dessinées des arabesques noires. Sous la mousseline, le ponceau devenait rose, couleur amoureuse que répétaient les rideaux de la fenêtre qui étaient en mousseline des Indes doublée de taffetas rose, et ornés de franges ponceau mélangé de noir. Six bras en vermeil, supportant chacun deux bougies, étaient attachés sur la tenture à d'égales distances pour éclairer le divan. Le plafond, au milieu duquel pendait un lustre en vermeil mat, étincelait de blancheur, et la corniche était dorée. Le tapis ressemblait à un châle d'Orient, il en offrait les dessins et rappelait les poésies de la Perse, où des mains d'esclaves l'avaient travaillé. Les meubles étaient couverts en cachemire blanc, rehaussé par des agréments noirs et ponceau. La pendule, les candélabres, tout était en marbre blanc et or. La seule table qu'il y eût avait un cachemire pour tapis. D'élégantes jardinières contenaient des roses de toutes les espèces, des fleurs ou blanches ou rouges. Enfin le moindre détail semblait avoir été l'objet d'un soin pris avec amour. Jamais la richesse ne s'était plus coquettement cachée pour devenir de l'élégance, pour exprimer la grâce, pour inspirer la volupté. Là tout aurait réchauffé l'être le plus froid. Les chatoiements de la tenture, dont la couleur changeait suivant la direction du regard, en devenant ou toute blanche, ou toute rose, s'accordaient avec les effets de la lumière qui s'infusait dans les diaphanes tuyaux de la mousseline, en produisant de nuageuses apparences. L'âme a je ne sais quel attachement pour le blanc, l'amour se plaît dans le rouge, et l'or flatte les passions, il a la puissance de réaliser leurs fantaisies. Ainsi tout ce que l'homme a de vague et de mystérieux en lui-même, toutes ses affinités inexpliquées se trouvaient caressées dans leurs sympathies involontaires. Il y avait dans cette harmonie parfaite un concert de couleurs auquel l'âme répondait par des idées voluptueuses, indécises, flottantes."
Balzac. La Fille aux yeux d'or.
Détails du portrait de Madame Rivière d'Ingres
Merci à la fille aux yeux d'émeraude
mardi 6 mars 2007
Armures et corsets
Tanya Marcuse, dans le cadre de sa bourse Guggenheim en 2002, a pu avoir accès aux collections et aux archives du Metropolitan Museum et du Fashion Institute of Technology, pour mener à bien son projet de mise en parallèle des sous-vêtements et des armures, du IVe siècle avant JC jusqu'au XIXe siècle. Il en est résulté un ouvrage publié chez le merveilleux éditeur Nazraeli Press : Undergarnments and Armor, accompagné d'un essai de l'historienne Valerie Steele, spécialiste du corset.
Corsets, gourgandines, corps baleinés, vertugadins, paniers, crinolines, tournures, poufs, culs-de-Paris sont confrontés aux armures, cuirasses, gorgerins, spallières, grèves, casques. Cette juxtaposition du monde des femmes et du monde des hommes pourrait paraître simplement formelle mais il en naît indéniablement un sens, ne serait-ce que parce que ces formes sont comme autant de moulages des corps qui les ont habités. Ensuite, parce qu'elle nous suggère de nous éloigner de la perception univoque du corset comme instrument d'oppression et du couple contrainte-liberté pour nous tourner vers d'autres questionnements autour de la sensation de puissance, attachée traditionnellement aux hommes en armes. Les femmes, même si elles souffraient, tiraient-elles quelque pouvoir de voir leur corps carapaçonné, caché, masqué, sublimé derrière cet attirail ? Se sentaient-elles démunies une fois débarrassées de ce qui les maintenaient face aux regards des autres ? L'écart entre le corps social et le corps intime était-il d'ailleurs si grand ? Jusqu'à quelle profondeur étaient incorporés la discipline et le contrôle de soi qu'impliquaient ces atours ? C'est tout l'enjeu de l'histoire du corps, telle que la développe un historien comme Georges Vigarello, auteur du Corps redressé, dont je reprends ici un extrait de l'introduction à l'Histoire du corps, de la Renaissance aux Lumières, parue au Seuil en 2005 : "C'est bien l'expérience la plus matérielle que restitue une histoire du corps, sa densité, sa résonance imaginaire. L'originalité ultime de cette expérience est d'être à la croisée de l'enveloppe individualisée et de l'expérience sociale, de la référence subjective et de la norme collective. C'est bien parce qu'il est un "point frontière" que le corps est au coeur de la dynamique culturelle. Le corps est à la fois réceptacle et acteur face à des normes bientôt enfouies, intériorisées, privatisées, comme Norbert Elias a pu le montrer. Ce que montre la laborieuse élaboration des étiquettes, des politesses, des contrôles de soi."








mardi 27 février 2007
La table de toilette
Charles Germain de Saint Aubin. La Toilette. c. 1756. National Gallery of Art. Washington.
La toilette est d'abord un morceau d'étoffe, "qu'on étend sur la table pour s'habiller le matin et se déshabiller le soir" , indique Furetière, dans son Dictionnaire universel (1690) : "Le quarré où sont les fards, pommades, essences, mouches, etc, la pelote où l'on met les épingles dessus et les pierreries dedans, la boîte à poudre, les vergettes , etc, sont des parties de la toilette". Mais bientôt, la toilette va désigner le "tout ensemble" : mobilier, coffre, miroir, accessoires. Au XVIIIe siècle, faire sa toilette n'est pas seulement un moment intime et secret, car aux soins hygiéniques et aux menues réparations, à huis clos, succède une seconde toilette, mondaine celle-là, ouverte aux visiteurs, masculins comme féminins. Elle est fortement théâtralisée, enchâssée dans des codes de civilité où se mêlent sphère publique et sphère privée, scène d'intenses échanges entre les sexes.
La table de toilette est le lieu symbolique où convergent ces deux rituels successifs. Un miroir en son centre, drapé de mousseline, entouré de flacons de senteurs, de pots à fards, de boîtes à racines pour se frotter les dents, de boîtes à peigne ou à brosse, de boîtes à poudres, à mouches, de coffres à bijoux, de pelotes d'épingles. "Eaux, poudres, fards, pâtes, mouches, odeurs, vermillons, rubans, tresses, aigrettes, perles, diamants, colliers, boucles d'oreille, bracelets, fleurs : quel attirail !" s'écrie L.A. de Caracciolli dans sa Critique des dames et des messieurs à leur toilette (1771). Selon le même marquis "on peut dire qu'une toilette est une résurrection qui ranime les squelettes, qui embellit les cadavres, et qui leur donne un éclat surprenant : des dents y naissent, des yeux morts s'y réveillent, des haleines y prennent des odeurs de tubéreuse et de jasmin, des cheveux s'y colorent, des sourcils s'y noircissent, des fronts s'y dérident, des peaux s'y blanchissent". Le vrai visage est interdit, "une femme serait perdue si on la surprenait le matin avec le visage avec lequel elle s'est levée".
Une fois "remontée", elle peut recevoir son public et inventer toute une gestuelle autour de sa table en un spectacle savamment orchestré. Mais "le rôle d'une jolie femme est beaucoup plus grave qu'on ne le pense. Il n'y a rien de plus sérieux que ce qui se passe le matin à sa toilette. Un général d'armée n'emploie pas plus d'attention à placer sa droite ou son corps de réserve qu'elle n'en met à poster une mouche, dont elle espère ou prévoit le succès" raille Montesquieu dans ses Lettres persanes. Il s'agit de s'exposer tout en se dérobant, comme le veut l'essence de la coquetterie et du badinage. Se mélangent alors frivolité et pouvoir, futile et esprit de sérieux en une alchimie qui disparaîtra avec la privatisation de la toilette.
François Boucher. La toilette. 1752
Lafrensen
Van Loo


Détail du Mariage à la mode de Hogarth
cf Caroline Jacot-Grapa. La toilette au XVIIIe siècle : rituel et thématisation in Les espaces de la civilité, sous la direction d'Alain Montandon. Editions interuniversitaires, 1995.
Grains de beauté
Plus que quelques jours avant de pouvoir ouvrir Grains de beautés et autres minuties d'un collectionneur de mouches de Frédéric Clément.
Le 2 mars, nous aurons entre les mains de quoi colorer nos joues d'un joli "rose cuisse-de-nymphe".

Pour en avoir un avant-goût :
" En cet an de grâce 1764, la marquise Adélaïde des Ailleurs, jeune veuve moyennement éplorée, a mandé en son château de Chamarande le peintre miniaturiste itinérant, Zérène, célèbre pour ses minuscules portraits sur ivoire, afin qu’il mette au service de sa noble lignée l’art réputé qui est le sien. Le peintre s’éprend de la marquise, laquelle ne succombera, déclare-t-elle, à ses ardeurs que s’il lui rapporte, de l’Orient lointain qui la fascine tant, des trésors en forme de traces, de grains de beautés, aussi impondérables qu’indubitables preuves de ces secrets d’amour qui se murmurent derrière les paravents, entre deux soupirs d’éventails…– le tout devant entrer dans cette boîte à mouches, précise, en la lui remettant, la Marquise.…
Zérène accepte le défi et cingle vers les pays du
Soleil levant… A bord de la jonque du mystérieux capitaine Tuan, la
quête alors commence …
Minuscule cabinet de curiosités d’une
délicate sensualité, d’un érotisme piquant qui se pare de sulfureuses
féeries, fantasque voyage en une mer de Chine baroque, auquel sont
promis deux retours...
Grains de beautés est
aussi le récit d’une métamorphose merveilleuse : celle où le trait du
peintre se fait écriture, le mot dessin et la phrase couleur"
samedi 13 janvier 2007
A & L Tirocchi, dressmakers, 514 Broadway, Rhode Island
En 1989, les conservateurs du musée de la Rhode Island School of Design - RISD Museum - furent invités à se rendre dans un maison, au 514 Broadway, à Providence. Là, les y attendait le Dr Louis J. Cella. Il voulait leur faire découvrir le magasin de mode que sa mère, Laura Tirocchi Cella, et sa tante, Anna Tirocchi, tinrent de 1915 à 1947. Ils furent émerveillés de tout découvrir en parfait état de conservation. Et il fit don de tout le contenu de la boutique au musée : plus de 300 robes et tissus des années 20 et 30 et toutes les archives commerciales.
Très vite, les conservateurs furent
conscients qu'il y avait derrière tout cela une merveilleuse histoire,
qu'il fallait lire à travers les livres de commandes, les carnets
d'adresses, les comptes, la correspondance, les livres du personnel.
Bien vite, ils commencèrent à recueillir des témoignages oraux parmi
les membres encore vivants de la famille et du personnel, tous venus
d'Italie.
Douze ans après, ils donnèrent à voir le fruit de leurs recherches dans une exposition au RISD : Providence: Fashion, Art, and The Tirocchi Dressmakers Shop, 1915-1947.
Mais, pour notre plus grand bonheur, l'histoire ne s'arrête pas
là car ils eurent l'idée d'en faire une version pour Internet : A & L Tirocchi Dressmakers Project, qui est un pur joyau, dont je n'ai jusqu'à présent jamais vu d'équivalent.
Mais
je vous laisse découvrir tous les secrets de la maison et même faire
sa propre histoire, avec les archives mises à la disposition
de tout lecteur. Tout y est : c'est comme si vous ouvriez
vous-même les tiroirs des bureaux, flâniez dans les rayons et partagiez le doux murmure de la conversation des couturières.



jeudi 21 décembre 2006
Vous y mettrez une livre de fleurs d'oranger
Le parfumeur français qui enseigne toutes les manières de tirer les
odeurs des fleurs ; à faire toutes sortes de compositions de
parfums : avec le secret de purger le tabac en poudre ; le
parfumer de toutes sortes d'odeurs, pour le divertissemnt de la
noblesse, l'utilité des personnes religieuses ; nécessaire aux
baigneurs ; perruquiers. Par le Sieur Simon Barbe. Chez Thomas L'Arnaudy, Lyon , 1693. A consulter sur Gallica, la bibliothèque numérique de BNF .
Où vous
apprendrez comment fabriquer de la poudre à la mousse de chêne pour
parfumer les perruques, des savonnettes de Bologne les meilleures, de
l'huile d'amande douce pour laver les mains, de la cire blanche pour
parfumer la barbe, de la pommade pour rafraîchir le teint et ôter les
rougeurs du visage, de l'opiat liquide, du cachou pour parfumer la
bouche, de l'hypocras, de l'eau d'ange bouillie, des pastilles de
roses et d'oiselets, de la pâte à parfumer les chapelets et médailles,
des sachets à porter sur soy, des mannes d'osier pour parfumer les
habits des dames, une composition pour frotter l'envers de l'habit, un
coffre à perruques parfumé ; comment parfumer une chambre par la fumée,
comment parfumer gants et éventails ; comment mettre le tabac en
couleur et comment le parfumer de différentes manières et plusieurs
grosseurs de grains.
Gants à rubans, fin du XVIIe siècle
Victoria and Albert Museum
Flacon de verre gravé dit "à la Berain"
Musée du Louvre.
Estampe de Sébastien Leclerc :
"Costume de la Cour de Louis XIV"
Musée de Versailles.




















