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Il y a quelques jours, rue de Fourcy, ai croisé un superbe cavalier noir s'avançant dans la lumière du printemps parisien : Sami Frey sur son vélo à guidon chromé. Trop rapide pour que je l'épingle dans mon album de midinette de photos floues de stars vues de dos. Bien sûr, j'ai eu une pensée pour Delphine Seyrig et cela m'a donné envie de revoir Baisers volés.

Dans la scène mémorable où Fabienne Tabard vient au petit matin dans la chambre de bonne qu'habite Antoine Doinel après avoir reçu son pneumatique, que d'émerveillements devant la sophistication de la composition graphique :  couleurs primaires qui claquent, jeux de rayures (verticales pour lui, horizontales pour elle), enchâssement des rectangles des affichettes et photos sur les rectangles des murs, toile de fond mouvante où s'inscrit la subtile chorégraphie des gestes de l'actrice de blanc vêtue (ah, son doigt qui passe tout en légereté sur son visage quand elle dit "je me suis mis de la poudre sur le nez") jusqu'à la conclusion où les corps disparaissent au profit d'une nature morte bleu sur bleu.