jeudi 2 décembre 2010

Oyant le chant d'une infinité d'oyseaux rossignollans

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Traversant la forêt amazonienne baignée par le soleil, émerveillé par les "divers arbres, herbes et fleurs verdoyantes et odoriférantes"qui s'offre à ses sens,    "oyant le chant d'une infinité d'oyseaux rossignolans", "ayant d'ailleurs le cœur gay", Jean de  Léry entonne  le psaume 104 versifié par Marot.

Les quatre Indiens - deux Toupinambas et un Ouenan  avec sa femme -
qui l'accompagnent y prennent "si grand plaisir" que l'Ouenan, quand il eut fini, "tout ému de joie avec une face riante" lui dit : "vraiment, tu as merveilleusement  bien chanté, même ton chant éclatant m'ayant fait ressouvenir de celui d'une nation qui nous est voisine et alliée, j'ai été fort joyeux de t'ouïr".







Jean de Léry. Histoire d'un voyage faict en la terre du Brésil. 1611

Plumes d'amazona oratrix, photo Rei, creative commons.

Posté par florizelle à 00:02 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
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Commentaires sur Oyant le chant d'une infinité d'oyseaux rossignollans

    Ouïs-tu à ton tour ces oyseaux rossignolants?

    Posté par Bridget, jeudi 2 décembre 2010 à 12:40 | | Répondre
  • Brésil huguenot

    je viens d'apprendre que le premier culte protestant célébré en Amérique latine l'avait été dans la baie de Rio, mais j'ignorais que les forêts amazoniennes avaient retenti des psaumes de Marot!

    Posté par rivière des parf, lundi 6 décembre 2010 à 22:21 | | Répondre
  • j'laurais bien ouï si j'l'avais pu...

    Posté par anne bligblog, mardi 7 décembre 2010 à 15:16 | | Répondre
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