ligature



Le musée du quai Branly a choisi pour thème de sa première grande exposition consacrée aux textiles, intitulée Chemins de couleurs, la  teinture à réserve par ligature (tie and dye). Choix judicieux s'il en est, car cette technique, à laquelle on ne peut assigner d'origine géographique précise, est universellement répandue et a donné lieu à une très grande variété de formes et de couleurs : du shibori du Japon à la teinture indigo de l'Afrique de l'Ouest, des motifs circulaires des nappes des Aurès algériens aux diagonales des turbans du Rajahstan .

Dans un premier temps, il s'agit de transformer un objet bidimensionnel, le tissu, en objet tridimensionnel doté d'un relief. Avec un fil et une aiguille, parfois avec un onglet, l'on préserve une petite partie du tissu de la morsure des pigments de la teinture en la cachant  soit par ligature (nouage, tressage, fronçage), soit par couture.

Dans un deuxième temps, opération magique parfois laissée au soin de l'acheteur comme dans les bazars indiens, on enlève les fils, déplie le tissu :  le motif apparaît en négatif, la couleur alentour se révèle.



ligature_senegalyoruba
selendang_indon_sie
foulard_rajahstannappe_alg_rie
ladakh


 



 

 





Merci à Delphine d'avoir montré la voie vers les
Chemins de couleurs, au musée du Quai Branly,
jusqu'au 4 janvier 2009

Signalons le remarquable catalogue des objets en ligne,
avec notices très complètes et photos à agrandir