Le Divan Fumoir Bohémien

Placé sous le patronage du Prince Florizel de Bohème, héros de Stevenson, ce blog se veut flânerie dans une boutique hétéroclite où le curieux pourra déambuler dans des rayons divers et variés, se reposer, s'absorber et se sustenter.

vendredi 30 mai 2008

Suspensions





style_council_come_to_milton_keynesx







lingeautiruqe






puceccrespi



Robes_bath_museum_of_costumeres





salle_des_pendusc


taga1taga2






polluxny



margielapaperfashion







.
Couverture du 33 tours de Come To Milton Keynes du Style Council.
Buanderie de la Maison Autrique,  Bruxelles.
Giuseppe Crespi. La chercheuse de puce. Musée des Offices
Réserves du Bath Museum of Costume, via Ulla
François Kollar (?), salle des pendus, vestiaire de mineurs.
Paravent à décor de kimonos de type tagasode
"Beauté, à qui sont ces manches". Musée Guimet.
Boutique Polux, Mott Street, New York
Pièce de Martin Margiela automne-hiver 97/98
exposée dans le cadre de Rrripp-Paperfashion, Atopos, Athènes




arthur_hughes_beauty_beast_1863ac





armoire60






 

Arthur Hughes, Beauty and the Beast. Peter Nahum at Leicester Galleries
Dessin d'inspiration warholienne, origine inconnue


lampes_robe




Une photo de Tim Walker
que vous retrouverez à l'expostion Pictures
au Design Museum de Londres



 


Posté par florizelle à 00:02 - Commentaires [15] - Permalien [#]

lundi 26 mai 2008

Une sieste








raghuraisieste













Raghu Rai.
Un conducteur de rickshaw faisant la sieste
au marché de Jama Masjid  à Delhi
2005.
Magnum photos

Posté par florizelle à 15:11 - Scènes - Commentaires [8] - Permalien [#]

vendredi 23 mai 2008

Bond bound


goldengun


Les couvertures dessinées par Michael Gillette pour l'édition du centenaire de la naissance de Ian Fleming chez Penguin Books. (Sortie le 28 mai, jour de sa naissance)


fromrussiagoldfinger

moonrakeryouonly



Un style inspiré des génériques des films de Maurice Binder, tout en contraste avec la couverture du premier James Bond, Casino Royale (1953), imaginée par Ian Fleming et louée pour son “exquisite symmetry and absolute chastity”.



casinoroyalecov


Ian Fleming aimait à contrôler l'imagerie de son univers. A la fin des années cinquante, il demanda à  Richard Chopping , recommandé à sa femme par Francis Bacon, de dessiner les couvertures des éditions reliées. Pour ces aquarelles en trompe-l'oeil d'une parfaite anglicité,  le peintre dut travailler sous la férule d'un Ian Fleming "charming but horrid".





goldengun1sted





goldfinger1sted



Secret_serviceFlemingcrop



twice1sted

Bangkok Rare Books


En 1957,  il commanda à John Mc Lusky le portrait de son héros en vue de la publication en bandes dessinées dans un quotidien. Pour les adaptations cinématographiques, il accepta à regret de voir Sean Connery (ancien camionneur et écossais) incarner sa créature  - il lui aurait préféré David Niven - pour ensuite y voir l'acteur idéal, au point d'inventer dans ses romans un père écossais à 007.


mcclusky


"First name: JAMES. Height: 183 centimetres; weight: 76 kilograms; slim build; eyes: blue; hair: black; scar down right cheek and on left shoulder; signs of plastic surgery on back of right hand ; all-round athlete; expert pistol shot, boxer, knife-thrower; does not use disguises. Languages: French and German. Smokes heavily (N.B.: special cigarettes with three gold bands); vices: drink, but not to excess, and women. Not thought to accept bribes Fight with tenacity and has a high tolerance of pain.'" Données issues d'un dossier secret soviétique dans From Russia with Love.


 

Fleming mourut en 1964, son dernier et treizième ouvrage publié fut Octopussy, en 1966, toujours avec une couverture de Chopping. De son vivant, le succès immense de ses romans avait cependant vite fait émerger un marché de l'édition de poche, sous les auspices de Pan Paperbacks, avec des couvertures d'un style profondément différent, ancré dans l'imagerie populaire des pulps. Au-delà des logiques commerciales, était-il allé jusqu'à façonner leur apparence comme une façon de marquer l'écart entre l'élite et les masses ?



fyoochopfyoopan62

Edition reliée (1960)  et édition de poche (1962)  de For Your Eyes Only.




Toujours est-il que juste après son décès, les couvertures des poches changèrent de façon radicale, ressemblant davantage aux éditions originales. Le nom du héros occupait désormais presque toute la couverture. James Bond n'avait du reste plus besoin de Fleming pour vivre, d'autres se chargeraient de ses aventures et  couvertures.


casinoroyale1965




 


Bond Bound : Ian Fleming and the Art of Cover Design.
The Fleming Collection, Londres

Jusqu'au 28 juin.



voir { feuilleton }


 

Posté par florizelle à 00:07 - carton à dessins - Commentaires [6] - Permalien [#]

mercredi 21 mai 2008

Art de la reprise

 


sugerpat_ne


Patène : Rome, Ier siècle avant ou après JC, ou Bas-Empire (?);
Monture:  Cour de Charles le Chauve, 2e moitié du IXe siècle;
Trésor de l'abbaye de Saint-Denis. Musée du Louvre




"Art de la reprise : remplois, détournements, assemblages". C'est le titre du colloque qui aura lieu au Louvre le 23 et 24 mai prochains. Là seront explorées, à partir de cas historiques spécifiques, les façons dont un même objet peut être réutilisé pour former une autre entité, par simple assemblage, montage ou réagencement. Un  exemple fameux de cet art  est le vase  égyptien  que Suger, abbé de Saint Denis, fit enchâssé dans une monture en or à figure d'aigle, avec l'inscription :  "Cette pierre méritait d'être sertie dans l'or et les pierres précieuses. Elle était de marbre, amis ainsi, elle est plus précieuse que le marbre". Recontextualisations, recyclages, déplacements de sens, détournements d'usage, frontières de l'authenticité et remise en cause de la notion d'auteur seront tour à tour invoqués.

La question du remploi sera aussi posée à travers un cycle de films, avec notamment la pratique des stock-shots (images empruntées à des documents d'archives, documentaires ou fictionnels, et réinsérées dans un autre métrage) illustrée par l'hallucinant Turkish Star Wars.



schwitterswenzelkind

La Madone Sixtine repise par Kurt Schwitters dans son
Wenzel Kind




 


Posté par florizelle à 00:02 - carnet d'expositions - Commentaires [6] - Permalien [#]

lundi 19 mai 2008

Nuages

nuages1



nuages_3



Schreiber, 1892



Planches de théâtres de papier issues du très beau site Geheugen van Nederland  (Mémoire des Pays-Bas)







via Agence Eureka

Posté par florizelle à 00:02 - Scènes - Commentaires [9] - Permalien [#]

vendredi 16 mai 2008

Métamorphoses d'un lieu

groompride

groomkeira


Me délectant des charmants décors de l' adaptation sucrée d'Orgueil et Préjugés de Joe Wright, je regardais les bonus inclus dans le DVD avec les lieux choisis pour le tournage. Pour Longbourn, la demeure des Bennet, Groombridge Place, un manoir jacobéen en briques dans le Kent. Un détail intriguant : sur le carreau d'une fenêtre, l'une des filles des anciens propriétaires avait gravé à la fin du XVIIe siècle "si vous lisez ceci, souvenez-vous de moi". Mes recherches d'une photo ont été vaines. Mais j'ai découvert que ce manoir était loin d'être inconnu puisqu'y a été tourné Meurtre dans un jardin anglais (The Draughtsman's Contract), quelque vingt-trois ans auparavant par Peter Greenaway.  Méconnaissable. Il est vrai que dans un cas, le manoir est  simple décor de ce qui se veut reconstitution historique et que, dans l'autre, il est le personnage principal d'une intrigue où l'artifice est poussé loin de tout souci de vraisemblance.


 




drawingnumberone

The first drawing

drawing




DR1DRA2

DRA3DRA4

DRA5DRA6

Les portraits de la demeure de la main de Mr Neville


Posté par florizelle à 01:00 - Scènes - Commentaires [7] - Permalien [#]

mercredi 14 mai 2008

Monsieur Personne




tiroir




linge


papier_peint




rideau



Quelques pages de Monsieur Personne,  premier album et chef d'œuvre de l'illustratrice  polonaise Joanna Concejo,    traduit aux éditions du Rouergue après avoir été publié l'année dernière par  le découvreur de talents Topipittori.


fin


Quelques images de son exposition "Attorno al giardino" à Bologne, ici

Un autre livre, Grand et Petit, vient de paraître à l'Atelier du poisson soluble.

Ses dessins pour Lignes nues et Transparences de Rafaël Concejo, .




Merci à Anna

Posté par florizelle à 00:02 - carton à dessins - Commentaires [9] - Permalien [#]

lundi 12 mai 2008

Phantom



phantomi


Pendant deux ans, l'artiste écossaise Alison Watt a peint dans un studio installé au sein de la National Gallery. Artiste en résidence, elle a pu assouvir sa passion pour l'acte de peindre chez les maîtres anciens et exercer sa fascination pour  la représentation du tissu en peinture. Petite fille, son père l'avait emmenée devant le portrait de Madame Moitessier par Ingres : elle avait été happée par les effets de texture du tissu, dont les reliefs et les anfractuosités contrastaient tant avec la peau lisse et glacée du modèle.  Elle a poursuivi son cheminement avec le Saint François de Zurbaran  et le portrait de Jacobus Blauw de David.

Chaque jour, elle s'est absorbée dans la contemplation des vêtements dans les tableaux, jusqu'à ce qu'ils lui paraissent séparés de ceux qui les portent, détachés de tout ancrage historique, comme animés d'une existence propre les propulsant dans la non figuration. Six mois lui ont été nécessaires pour commencer à affronter sa peur de peindre. Deux ans pour déployer sept tableaux gigantesques  (de plusieurs mètres de hauteur) où, à travers les infimes nuances de l'ocre, du  jaune de cadmium, du terre de sienne,  elle a exploré les limites entre le matériel et l'immatériel - plis, nœuds, vides, replis, creux - jusqu'à se sentir entièrement enveloppée dans la toile. L'écouter parler de la peinture comme expérience physique est un régal.


pulsei



   Détail de Pulse et Phantom © The National Gallery, London.
Courtesy Alison Watt / Ingleby Gallery, Edinburgh.

Exposition "Phantom" jusqu'au 29 juin à National Gallery

Posté par florizelle à 14:04 - carton à dessins - Commentaires [6] - Permalien [#]

La Traversée des faux plis

traversee



Née de la rencontre d'une marionnettiste, Mélanie Mazoyer, et d'une chorégraphe, Edwine Fournier, La Traversée des faux plis modèle " à travers les explorations de chaque matière étendue, comme des masques à l’échelle du corps, une danse porteuse de ce qui se cristallise à l’abri des replis du linge : les faux plis,le passé, les histoires et les espoirs de chacun."

Inspiré du maître-livre de l'ethnologue Yvonne Verdier Façons de dire, Façons de faire. La laveuse,  la couturière, la cuisinière, (Gallimard, 1979), le spectacle est construit autour d'un immense étendoir à linge, "deux femmes au bord de la rivière du quotidien, brassant, lavant, essorant tous ces petits coins de vie qui se glissent entre les plis. Deux femmes sur les montagnes de plis cherchant le juste repli ; jusqu’à se laisser déployer par les vagues de l’âme. Deux femmes sur l’échelle d’une journée, d’une vie. La femme du dehors, du quotidien et de ses petites manies ; celle du dedans et de ses insomnies».

Les costumes sont de Manon Gignoux, qui connaît comme nulle autre les secrets du linge.



Représentations le 15 mai et le 16 mai au théâtre de la Cité internationale, à Paris,
dans le cadre de la septième édition des  Scènes ouvertes  à l'insolite.


 

Posté par florizelle à 00:02 - Scènes - Commentaires [2] - Permalien [#]

jeudi 8 mai 2008

Pièges de verre

pi_ge_rongeurs___copie2

Piège à rongeurs, 2007


Maïssa Toulet élabore des boîtes hermétiquement closes mais toujours transparentes. Fermées et ouvertes tout à la fois. Elle n'y cache nul secret, elle n'y scelle nul trésor ; elle  ordonne pour l'éternité de menus objets, selon des logiques empruntées aux dispositifs muséographiques et aux pratiques votives.  La vue sans le toucher.

Que nous donne-t-elle à voir que nous ne saurions atteindre ? Ne s'agirait-il pas de l'activité de la pensée même, de son mouvement saisi pour toujours. Plus que des univers miniatures ou des collections, des cages à rêves, des pièges à associations d'idées, des prisons pour pensées fugitives.  Il ne nous reste plus qu'à imaginer le bonheur de celui qui les trouvera intacts.




sous_les_mers___copie2

Prisonniers, 2007


"Dans les murs on avait creusé des cavités où étaient posés des vases de verre transparents remplis d'alcool coloré ou d'une fumée bleutée. Sur le sol, il y avait deux grands coffres de verre placés l'un en face de l'autre qui excitèrent immédiatement sa curiosité. En s’approchant de l'un d'eux, il vit à l'intérieur une belle construction semblable à un château entouré de dépendances, d'écuries et de granges, ainsi que d'une foule d'autres choses de ce genre. Tout était petit mais exécuté avec infiniment de soin et d'élégance et paraissait sculpté par une main habile avec une extrême précision. Il aurait contemplé‚ encore longtemps ces merveilles si la voix ne s'était pas à nouveau fait entendre. Elle l'engageait à se retourner et à regarder l'autre coffre de verre. Quel ne fut pas son étonnement d'y voir une jeune fille de la plus grande beauté ! " Extrait du Cercueil de Verre des frères Grimm.


vegetalcrop




 

L'atelier de Maïssa  se situe
89, rue de Charonne  dans le 11ème arrondissement à  Paris.

Si vous voulez prendre rendez-vous avec elle,
vous pouvez la contacter à cette adresse : mtoulet@yahoo.fr,

 

Posté par florizelle à 00:02 - Scènes - Commentaires [11] - Permalien [#]



« Accueil  1  2   Page suivante »