Le Divan Fumoir Bohémien

Placé sous le patronage du Prince Florizel de Bohème, héros de Stevenson, ce blog se veut flânerie dans une boutique hétéroclite où le curieux pourra déambuler dans des rayons divers et variés, se reposer, s'absorber et se sustenter.

jeudi 31 janvier 2008

Objet/fond

robert_doisneau_le_sculpteur


Robert Doisneau. Le sculpteur, vers 1950.


Où finit l'objet et où commence le fond ?





atget

Atget. Porte d'Italie, zoniers, 1912


godillot

Alfred Saint-Ange Briquet.
Alexis Godillot. Campement, équipement, coiffure, chaussure, ambulances. Types de l'Armée française" :
"Équipement pour la cavalerie"

1862








Bibliothèque nationale de France

Posté par florizelle à 09:02 - Scènes - Commentaires [1] - Permalien [#]

mercredi 30 janvier 2008

Bridget s'amuse

oeilletgrand



Si vous commandez à Bridget Couc une de ses timbales de naissance dont elle a le secret, elle ne se contentera de chercher pendant des jours dans ses dossiers historiques la plus ravissante forme qui soit, non, elle ajoutera malicieusement un petit four rose en forme de téton. Je la soupçonne même d'introduire des symboliques cryptées, qui n'ont rien de candides, dans ses tableaux dont la douceur mate a un irresistible goût de revenez-y.

Allez-vous en délecter  ici.




anemoneresporcelainerez





Posté par florizelle à 00:02 - carton à dessins - Commentaires [11] - Permalien [#]

mardi 29 janvier 2008

Pattern recognition

PCdos


Pattern recognition : beau programme que s'est assigné cette real funny lady d'Ukraine, qui cherche dans l'art occidental à reconnaître des motifs répétés tels ces effets de gemellité. J'imagine à peine les heures de recherches qu'a réclamées  la mise en relation de ces mille et une figures, féminines pour la plupart, de la fin du XIXe siècle et du début du XXe en majorité. En voici quelques-unes mais vous en dénicherez bien d'autres dans la forêt cyrillique de ce journal très souvent mis à jour. Un véritable coffre à trésors.



 

des femmes à oiseaux

 

des femmes en rose

des ombres

des femmes en bleu

des iris

des libellules

des femmes en jaune

des pensées

des ombrelles

des lunes, pleines ou en croissant

des plumes

Elizabeth

des voyantes

des éventails

des femmes en rouge




umbomannequinsbarondemeyer








via
The Blue Lantern

Posté par florizelle à 00:02 - coffre à trésors - Commentaires [13] - Permalien [#]

lundi 28 janvier 2008

Armoire magique

goarmoire


 

            Une porte d'armoire indienne prise par mon ami KC à Goa.

Posté par florizelle à 00:02 - voyages - Commentaires [7] - Permalien [#]

dimanche 27 janvier 2008

...........
















femmesturques_laliotard
























Des femmes turques  liotardisantes de Gabriel de Saint Aubin

Posté par florizelle à 10:41 - Commentaires [2] - Permalien [#]

vendredi 25 janvier 2008

Un album de M. de Saint-Aubin



boutiquedais

dessinantrenverse


gnudparc


gmedaillondlisant

[Assemblage de fantaisie ne correspondant pas à l'ordre du carnet]




Quelques pages du fascinant carnet d'esquisses de Gabriel de Saint-Aubin (1724-1780) que je laisserai aux frères Goncourt le soin de croquer, dans leur langue profuse et charmeresse.



 

jutxtaposition

 

 

 

Le carnet sera présenté dans son intégralité, mercredi 13 février, à 12h30,  à l'auditorium du Louvre par Christophe Leribault, commissaire de l'exposition qui s'y tiendra du 28 fevrier au 26 mai.


Posté par florizelle à 00:02 - carton à dessins - Commentaires [6] - Permalien [#]

jeudi 24 janvier 2008

La culture du détail

prelle_r_gle





Entendre ou lire quelqu'un bien parler du sport, c'est toujours un régal. Je me souviens d'une interview fabuleuse du champion olympique de tir à l'arc Sébastien Flute : il décrivait le processus mental par lequel il parvenait à décocher sa flèche. L'image d'une bille de plomb se stabilisant progressivement au centre d'un bol de porcelaine. Voici une savoureuse interview de Claude Onesta, l'entraîneur de l'équipe de France de handball, une sorte d'anti-Laporte. Ou comment penser en termes d'échelles multiples.

 

 

Vous dites l’équipe de France «en chantier» en vue des JO de Pékin. Pourquoi ?

Depuis l’échec des championnats du monde l’an dernier [4e, ndlr] on a entrepris un très gros travail d’auto-analyse tactique. On a décortiqué notre propre jeu et celui de nos adversaires comme jamais. Sur notre jeu, par exemple, on s’est interrogé : est-ce qu’il nous manque des éléments? Réponse : oui. On s’est aperçu que tout était de l’ordre du microdétail. Pas une surprise non plus… Mais à partir de ce constat, on a proposé aux joueurs de reprendre leurs gammes. Avec humilité, on a retravaillé nos enclenchements, ces mises en action autour d’un schéma de jeu commun.

Qu’avait perdu concrètement l’équipe de France depuis son titre européen en 2006 ?

De la précision, du timing et de l’attention. On jouait de façon méthodique, trop mécanique. On avait perdu le sens même de la recherche. A partir de l’analyse vidéo, on a pu régler le positionnement du joueur. On a travaillé dans le placement, dans la microdistance, absolument déterminante dans l’accélération du jeu car les combinaisons de courses ont pour effet de déstabiliser la défense adverse. Or, on ne les déstabilisait plus. Nous sommes vraiment rentrés dans la culture du détail.

Comment les joueurs ont-ils réagi à cette mise à plat ?

C’était leur choix. Maintenant, ce jeu d’attaque sur lequel on a travaillé ces dernière semaines ne sera pas forcément effectif et performant car notre préparation a été, disons, relativement altérée par les problèmes qu’on connaît (1). Le jeu n’est pas une invention de l’entraîneur ! C’est l’adaptation des connaissances de l’entraîneur au potentiel des joueurs. Mon but n’a jamais été de proposer le hand dont je rêve, mais de proposer le jeu le plus adapté aux joueurs dont je dispose. Mon but est d’accommoder en équipe de France les tactiques de jeu qui sont proposées aux joueurs en club.

Peut-on évoquer un changement culturel dans cette approche vers plus de rigueur ?

Sûrement, car en parallèle on assiste à un aplanissement des cultures du hand dans le jeu. Les Français ont tendance à malaxer le jeu, à le décortiquer, à le démonter comme un Lego. Toujours dans le but de piéger l’adversaire. Les Scandinaves ou les Allemands sont si sûrs de leur méthode qu’ils sont éloignés de ces questions de démontage. Un joueur français, on ne peut pas lui dire de but en blanc : «Tu vas jouer comme ça et c’est tout.» Car nous ne sommes pas construits sur l’obéissance. Il faut en tenir compte et savoir qu’il y aura dans le jeu une part d’inattendu.

D’où la nouvelle grille de jeu ?

Je parlerais de partition commune. On est d’accord sur le tempo du jeu, ce qui ne signifie pas que l’improvisation devra pour autant être bridée. Le tout, c’est que l’improvisation ne vienne pas tout foutre par terre. Pour autant, je pense que la vraie différence dans le sport de haut niveau se fait individuellement. Donc je favorise aussi l’initiative du duel, mais dans un cadre très strict.

La défense agressive reste-t-elle la marque des Bleus ?

Toujours. Notre défense est encore légèrement en avance par rapport à celles que proposent nos adversaires. Cependant, elle reste gourmande en énergie dans une compétition où l’on devrait jouer 8 matchs en 11 jours. Mon boulot est de réduire cette dépense de façon à ne pas faire caler la machine

Quel serait le portrait de l’équipe de France ?

Ces compétitions avec l’équipe de France sont toujours une partie de poker. A moi de retrouver le fil de la conversation avec les joueurs. On ne gère plus cette équipe comme il y a quatre ans. Les joueurs exigent de la discussion. Ils n’ont plus envie d’être dirigés sur le terrain, comme en dehors d’ailleurs. C’est l’histoire de l’enfant qui grandit et qui aimerait que son père argumente plutôt qu’il n’ordonne. Il faut donc trouver un nouveau langage. Puis un jour, le joueur que tu as fais grandir se met à te parler d’égal à égal. C’est de fait la fin d’un management basé sur l’obéissance. Et il faut accepter ces perturbations. Ce n’est pas une crise mais ça grandit, ça change, ça réclame et ça souffre.

(1) Les Bleus ont réclamé une augmentation de leurs primes.

Libération, jeudi 17 janvier 2008, propos recueillis par JL. Le Touzet

© Libération




Photo prise au show-room des soieries Prelle, place des victoires


Posté par florizelle à 00:02 - Commentaires [1] - Permalien [#]

mercredi 23 janvier 2008

Wondertooneel






vanderheydencabinet

Jan van der Heyden. Nature morte aux raretés (1712). Musée des Beaux-Arts de Budapest.

Oeuvre contemporaine de son Etude du musée Thyssen de Madrid où l'on discerne un tissu brodé analogue.


vanderheydenthyssen


Sans doute des pièces où évoluaient des familiers du cabinet de curiosités de Levinus Vincent, auquel Peacay a consacré un superbe article dans sa Bibliodyssey  toujours aussi étonnante.



Posté par florizelle à 00:02 - carton à dessins - Commentaires [2] - Permalien [#]

mardi 22 janvier 2008

Mère et fille


chaussuresmother


chaussuresfille



loveliest

Oeuvres de Louise Frances Evans












via le précieux Feltbug

Posté par florizelle à 00:02 - fantaisies et fanfreluches - Commentaires [5] - Permalien [#]

lundi 21 janvier 2008

Prises nocturnes

Tokyo

Des villes, la nuit, à travers le monde. Ce pourrait être le thème d'un mauvais film collectif international, ce sont les magnifiques Night Views de Floriane de Lassée.  Chacune irradie d'une lumière surnaturelle. La forme des nuages indique qu'elle utilise de longs temps de pose. Et curieusement, c'est moins à la vie des habitants que l'on serait tenté de s'intéresser qu'aux conditions mêmes dans lesquelles elle a pris ses clichés. Combien de temps reste-t-elle seule dans l'obscurité ? Comment choisit-elle ses points de vue ? Que voit-elle à l'insu de tous ? Se vêt-elle spécialement pour rester inaperçue ? J'irai jusqu'à la voir comme une super-héroïne du XXIe siècle, capable de figer des mégalopoles entières dans l'attente de sa venue, ivre de se trouver parmi des millions d'individus juxtaposés : si lointains et si proches.  Mais la jeune femme blond vénitien que l'on aperçoit sur certaines de ses photos, ne serait-ce pas elle-même ?

montmartre


Paris, 2005


Shangha_


Shanghaï, 2006


new_york

New York, 2005


istanbul2006

Istanbul, 2006



Merci à Jane Librizzi pour sa lanterne magique

Posté par florizelle à 00:02 - Scènes - Commentaires [9] - Permalien [#]



« Accueil  1  2  3   Page suivante »