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Victor Hugo commença de faire des empreintes de dentelles en 1855 et poursuivit son expérimentation jusqu'à l'été 1856, à Hauteville House, à Guernesey. Il semble  qu'il ait utilisé un même fragment  prélevé sur le voile de mariée de Léopoldine, morte tragiquement en 1843


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"Empreintes de doigts, frottage, silhouettes, « fumage », « gribouillage », test de Rorschach avant la lettre, taches d'encre retravaillées, retouchées, pliures démultipliées du papier, tout lui est bon. De ces recherches, Léon Daudet, en 1896, nous fait le récit :  « Il possédait une méthode de travail unique, invraisemblable, et où chacun  peut trouver un enseignement. Il projetait sur une feuille de papier, du vin, de l'encre, du jus de pruneau, quelquefois du sang, quand   il se piquait une veine. Ensuite, il considérait longtemps le contour de ces éclaboussures, et comme il n'est aucun chaos que le regard n'humanise, il découvrait des châteaux forts et des fontaines, des lions combattant, des hydres, des forêts fantastiques, toute une architecture de rêve puissamment ombrée et éclairée. » Léon Daudet conclut : « L'épouvante est son domaine. »" Pierre Rosenberg, "Victor Hugo dessinateur", discours à l'Académie française, 28 février 2002.



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et sa délicieuse collection de choses françaises