mardi 10 avril 2007

Rivière des Parfums

lotus_feuilles
hue_mobylette
vietnam_liste

Je reviens le 22 avril...


Via hlvtca sur Flickr

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lundi 9 avril 2007

Lièvre

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Michael Sowa

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Rubans

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Jacob Ferdinand Voet

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Maurice Quentin de La Tour


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David


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Degas


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Louis Brun

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Oeufs

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vendredi 6 avril 2007

Topographie d'un chemin

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"Il y a peu d'exemples plus frappants d'un système de localisations constitué peu à peu après coup dans des conditions telles qu'un cadre apparemment logique (déterminé par un point de départ et un point d'arrivée posés ou supposés), et d'abord entièrement vide, se remplit peu à peu de souvenirs ou d'imaginations dispersés à distance et qui y sont portés comme s'ils descendaient irrésistiblement sur une pente. Souvenirs évangéliques (Simon le Cyrénéen, les saintes femmes, etc.), souvenirs apocryphes et formations légendaires (Véronique et la Sainte Face), et tout ce que la mémoire chrétienne universelle et surtout européenne y apportera peu à peu. D'autre part, cette mémoire collective se complète aussi, s'organise et se redresse, suivant des besoins de logique et de symétrie : prisons symétriques, portes symétriques, repos symétriques ; suivant la nécessité d'espacer suffisamment les stations, et ne pas trop les multiplier (d'où la localisation en un même lieu et rendcontre de plusieurs épisodes, et, par suite, fusion de l'un dans l'autre et transformation de l'un par l'autre ; par exemple, un repos du Christ devient une chute, parce qu'il rencontre en même temps le Cyrénéen) ; jusqu'à ce qu'enfin ces souvenirs doivent entrer dans un cadre mystique, artificiel et apporté d'ailleurs  [i.e d'Europe, vers le milieu du XVe d'après une élaboration des Franciscains], du Chemin de Croix".

"[Cela] prouve bien  que la mémoire collective chrétienne adapte à chaque époque ses souvenirs des détails de la vie du Christ et des lieux auxquels ils se rattachent aux exigences contemporaines du christianisme, à ses besoins, à ses aspirations. Seulement, dans cet effort d'adaptation, les hommes se heurtent à la résistance des choses, parfois des rites, des formules, qui sont mécaniques, matériels, ici des commémorations anciennes fixées dans la pierre, des églises, des monuments, où les croyances et les témoignages d'autrefois ont pris la forme d'objets solides et durables."

Extraits du chapitre V et de la conclusion de la Topographie légendaire des évangiles en Terre sainte de  Maurice Halbwachs, Paris, Presses universitaires de France, 1941.

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Détail des quatorze stations de la Croix sur une carte de Christian Van Adrichom.
Jerusalem et suburbia eius, sicut tempore Christi floruit. 1584.

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jeudi 5 avril 2007

A fleur de peau

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Signalons à Troyes, capitale historique de l'industrie textile, l'exposition conçue  pour fêter les vingt-cinq du musée d'art moderne : A fleur de peau, le bas entre mode et art de 1850 à nos jours. Mêlant plus de quatre cents tableaux, affiches, bas et vêtements, elle met en scène tout en voile et transparence la dialectique entre le caché et le dévoilé au cœur de cet accessoire du costume féminin resté essentiel pendant plus d'un siècle et trace la généalogie du puissant imaginaire visuel qui s'est forgé autour de lui ainsi que l'histoire des nouveaux modes de représentation du corps féminin qu'il sous-tend.


FroufrouWEILUC

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mercredi 4 avril 2007

Retablos

Ces Retablos ont été conçus par la photographe Judy de Bustamante  comme des allégories à même de capter les réalités socio-politiques de l'Equateur  (elles remontent à la fin des années 1990, marquées par la corruption et la destitution du président Abdala Bucaram sous la pression du peuple). Mais mettre en scène ces objets familiers  a été aussi pour elle un moyen d'enquêter sur les codes visuels propres à une culture et la façon dont ils peuvent être compris ailleurs. N'oubliez pas d'écouter les commentaires de chaque photo sur le site.

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Ange déchu

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La règle d'or

uniformes

Uniformes

barricade

Barricades

dernier_tango

Dernier tango

miroir


Miroir

Fait référence à la pratique pré-colombienne d'insérer de d'or dans les dents.
Elle perdure aujourd'hui chez certains Indiens, même sur des dents parfaitement saines.
Une illustration de ce que l'homme est capable d'endurer
pour emporter ses richesses avec lui pour l'éternité.





Via la très belle Maquinaria de la Nube

mardi 3 avril 2007

Paris la nuit

"Au coin des rues, des prostituées guettaient ; elles ne sortaient pas une pointe de sein, ne montraient pas un jarretière fleurie, ne s'asseyaient pas sur les genoux des hommes , comme le font les Françaises dans les journaux satiriques de l'étranger ; elles ne provoquaient que par leur immobilité ou leur mutisme, ne vous flattaient en passant que des cils, et leurs lèvres l'une à l'autre collées ne laissaient passer aucun baiser. Les agents en bourgeois se croisaient et leurs promenades désinvoltes répondaient à des itinéraires précis ; ils interpellaient parfois les femmes douteuses, mais quand le coup était franc, ils laissaient faire, comme les conservateurs de chasse permettent le passage de certains gibiers, suivant les saisons". Paul Morand, préface à Paris de nuit, édité en 1933 avec soixante-quatre reproductions de photographies de Brassaï imprimées en héliogravure.

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Les douze heures noires

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Descente de police par Henri-Joseph Van Blarenberghe (1750-1826)

Le linge sèche aux fenêtres, dans l'obscurité presque totale. Le peintre a chassé de sa scène l'éclairage public pour concentrer le scintillement des chandelles domestiques et le halo des torches sur les infortunés, brutalement arrêtés. Ceux qui regardent sont sans doute ceux-là mêmes qui les ont dénoncés, quelques instants auparavant. Couvre-feu, martélement militaire du pavé , "Qui vive ? ", guet statique de la sentinelle, patrouille hésitante, mouchards et police occulte seront progressivement remplacés par une surveillance professionnalisée et plus ostensible, organisée sur le modèle du quadrillage, gouvernée par une arithmétique qu'on pense capable de soumettre l'ombre, comme le souligne Simone Delattre dans son magnifique ouvrage consacré à la nuit  à Paris au XIXe siècle,  Les Douze heures noires. Mais l'"ancien régime nocturne" perdure sous la Restauration. Les porte-falots (porteurs de lanternes)  viennent encore trouer de leur flamme mobile la pénombre des rues faiblement éclairées à l'huile. "Les reverbères n'ont jamais répandu autour d'eux une lumière vive et franche ; leur flamme vacillante était souvent tourmentée par le vent, qui trouvait le moyen de pénétrer par des fentes entre les carreaux mal joints de la lanterne ; au-dessous du reverbère, une lumière rougeâtre attristait les objets sans permettre de bien les distinguer ; puis, à quelque pas, l'ombre était plus épaisse et ténébreuse encore", écrira Maxime Du Camp.

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Boulevard d'Enfer

"Montriveau avait une conférence avec quelques amis, il les pressa de finir, mais sa pendule retardait, et il ne sortit pour aller à l'hôtel de Langeais qu'au moment où la duchesse, emportée par une rage froide, fuyait à pied dans les rues de Paris. Elle pleura quand elle atteignit le boulevard d'Enfer. Là, pour la dernière fois, elle regarda Paris fumeux, bruyant, couvert de la rouge atmosphère produite par ses lumières ; puis elle monta dans une voiture de place, et sortit de cette ville pour n'y jamais rentrer. Quand le marquis de Montriveau vint à l'hôtel de Langeais, il n'y trouva point sa maîtresse, et se crut joué. Il courut alors chez le vidame, et y fut reçu au moment où le bonhomme passait sa robe de chambre en pensant au bonheur de sa jolie parente. Montriveau lui jeta ce regard terrible dont la commotion électrique frappait également les hommes et les femmes. "  Balzac. Histoire des Treize. La Duchesse de Langeais.


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Eugene Carrière.Place Clichy, la nuit.

 

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